GPLF-INFOS 24

Mars 2010

Siège social:
LMGE, Université Blaise Pascal de Clermont-Fd,
les Cézeaux, BP 80026
63171 AUBIERE Cedex, France
gplf@univ-bpclermont.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce bulletin est illustré par les photos de Noyaux de ciliés astomes (colorés au DAPI) prises avec la complicité du Pr Pierre Ngassam de l'Université de Yaoundé au Cameroun. Merci à lui de m'avoir laissé détourner ses recherches!

- EDITORIAL -

                   Il est beaucoup trop tard pour souhaiter une bonne et heureuse année à tous mais ceci ne nous empêche pas de faire un bilan rapide  de l’année 2009, et de parler des projets pour 2010.  2009 aura été une année marquée par le succès de la journée thématique du 28 Mai au Muséum National d’Histoire Naturelle pour laquelle je remercie encore une fois les organisatrices Linda Kohl et Isabelle Florent. Bien qu'il n'ait que peu avancé cette année, le projet de précis de protistologie est toujours d'actualité.
            2010 sera l’occasion de se rapprocher de la Société Française de Parasitologie, puisque nous organiserons un congrès ensemble à Tunis avec également l’Institut Pasteur tunisien et le réseau international des instituts Pasteur, à une période qui n’est pas traditionnelle pour nous, puisqu’il s’agit  des 11 et 12 Novembre. Au-delà de l’aspect épidémiologique qui sera présenté par nos collègues de la SFP, ce congrès est l’occasion pour nous de marquer notre orientation vers les questions fondamentales posées par les protistes parasites, et d’ores et déjà, je vous convie tous à proposer des interventions dans ce sens.
            L’organisation de ce congrès ne nous empêche pas de préparer une journée thématique sur des thèmes de pointe, comme il avait été suggéré lors de notre réunion de 2008 à Clermont-Ferrand. C’est le moment : toutes les propositions sont bienvenues !!!!!

Loïc Morin

 

- Rapprochement SFP-

Voici un message que vous avez reçu et qui concrétise le rapprochement entre nos 2 sociétés.

Chers Membres de la Société Française de Parasitologie (SFP) et du Groupement des Protistologues de Langue Française (GPLF),  après discussion au sein de nos sociétés respectives, et échanges entre nos deux sociétés, la SFP et le GPLF ont souhaité mutualiser leurs informations afin de proposer une animation efficace et la plus exhaustive possible à leurs membres. Vous recevrez donc de l'information systématiquement des deux sociétés et vous la recevrez donc en double si vous appartenez aux deux sociétés... Nous veillerons bien sûr à sélectionner les informations d'intérêt !

Philippe Loiseau
Secrétaire Général de la Société Française de Parasitologie

- Nouvelles du GPLF-

Congrès GPLF 2010 ---------> Première annonce

Sous le patronage de Monsieur le Ministre de la Santé Publique

L’Institut Pasteur de Tunis
organise en collaboration avec

La Société Française de Parasitologie
Le Groupement des Protistologues de Langue Française
Le Réseau International des Instituts Pasteur

Les Journées Franco-Tunisiennes de Parasitologie
Les 11 et 12 novembre 2010 à l’Institut Pasteur de Tunis

Sur le thème « Protistes d’intérêt médical et vétérinaire : de la dispersion environnementale à la prise en charge clinique » 

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La FRSV Fédération Réaumur des Sciences du Vivant à laquelle nous appartenons a réorganisé son site:

http://www.frsv.fr/ n'hésitez pas à le visiter régulièrement pour vous tenir informé de l'actualités de ses Sociétés Savantes.

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le MNHN propose la plaquette du Master « ÉVOLUTION, PATRIMOINE NATUREL ET SOCIÉTÉS »« Toxiques, Micro-organismes et Médiateurs Chimiques dans les Ecosystèmes » (TMMCE). Vous pouvez télécharger la plaquette.

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La publication du GPLF info nous permet de nous tenir informé de la vie du Groupement. Une publication de ce genre demande à ce que tous ses membres fassent parvenir des informations (Présentation de thèse, Annonces et compte-rendus de Congrès, Publications de livres ou articles originaux, Manifestations, etc). Le bureau s'interroge sur la façon de faire circuler l'information dans le futur. Préférez-vous recevoir régulièrement les informations (comme la Société de Parasitologie) ou un résumé comme ce GPLF info? Nous sommes à votre écoute pour toute suggestion. N'oubliez pas que le GPLF peut soutenir financièrement la participation d'étudiants ou jeunes chercheurs à des Congrès.

Geneviève Bricheux (Webmaster et Trésorière du GPLF)

 

- Annonces Manifestations-

La  Sfmu et le GDR 2588, associés à la Fédération Réaumur,  organisent une Journée sur la "Microscopie en Physique et en Biologie"

Thème : microscopie multi-échelle La microscopie est utilisée par un ensemble de communautés (biologiste, physiciens, chimistes, cristallographes, minéralogistes, spécialistes des matériaux, spectroscopistes…) souvent avec des problématiques communes, par exemple : comment obtenir le maximum d’informations des échantillons sans les endommager. 

Le but de cette première journée est de favoriser les rencontres entre microscopistes de différentes communautés. Elle a pour thème la microscopie multi échelle. Elle sera suivie de journées présentant de nouvelles thématiques, la prochaine aura lieu à Lyon avec pour thématique l’échelle nanoscopique.

Lieu  : Institut de Recherche Interdisciplinaire (IRI) CNRS, Université de Lille 1, Sciences et Technologies, Parc de la Haute Borne,  50 avenue de Halley, 59658 Villeneuve d’Ascq Cédex

Programme ci-joint

Inscription :  L'INSCRIPTION EST GRATUITE. ATTENTION, le nombre de participants est limité. 

Merci de vous inscrire sur http://sfmu.fr  (nécessaire pour la réservation des repas) ou en envoyant un email à l’adresse 

etienne.bres@univ-lille1.fr en précisant votre nom, prénom et coordonnées au plus tard le 20 mars.

 ISOP-BSPB 2010

      The 60th annual meeting of the International Society of Protistologists will be held jointly with the British Society for Protist Biology on the campus of the University of Kent, Canterbury.
Registration and abstract submission will be handled on the new ISOP website, http://isopmeetings.com. Information about all aspects of the meeting is accessible from this site.
Registration
Register for the meeting at https://isopmeetings.com/register/. Options during registration include the meeting fee, lodging in the dorms (if desired), optional paid events such as a trip to Down House, and free events such as the Student-Postdoc Outing. The deadline for early registration is April 15. Individuals having questions about the registration site should contact the Webmaster, Andrea Habura.

Abstract Submission
You may submit an abstract at https://isopmeetings.com/abstracts/abstracts.html. Abstracts should be 300 words or less (excluding title, authors and affiliations). The deadline for submission is April 15.
Travel Support
Travel support is available for the meeting. Details may be found at http://www.uga.edu/protozoa/meetings/isop2010/support.html.

   

Club Toxo

Organisation du traditionnel club Toxo qui se déroule tous les deux ans à l’Institut Cochin (Paris). La journée du 10 Juin 2010 a été retenue pour cette réunion biannuelle. Si vous désirez participer, vous êtes invités à soumettre vos résumés dans un format Word (Titre, auteurs et adresses et texte) d’une demie page à l’adresse suivante :
(Stan.Tomavo@pasteur-lille.fr ) au plus tard le 5 Mai 2010. L’objectif du club Toxo est de permettre aux jeunes doctorant(e)s, post-doctorant(e)s, jeunes chercheurs et chercheuses de présenter devant notre communauté leurs travaux de recherches.
Le comité d’organisation : Stan Tomavo, Isabelle Tardieux, Jean Dupouy-Camet

Congrès de la Société Italienne de Parasitologie, cliquez pour obtenir le programme.

- Publication de livres -

C. Graham Clark, Patricia J. Johnson and Rodney D. Adam present a new publication Anaerobic Parasitic Protozoa: Genomics and Molecular Biology. Internationally acclaimed researchers critically review the most important aspects of research on anaerobic parasitic protozoa, providing the first coherent picture of their genomics and molecular biology since the publication of the genomes. Chapters are written from a molecular and genomic perspective and contain speculative models upon which future research efforts can be based. Topics include: the genomes of Entamoeba histolytica, Trichomonas vaginalis, Giardia and other diplomonads; the cytoskeletons of Entamoeba histolytica, Giardia lamblia and Trichomonas vaginalis; genomic analyses and manipulation of gene expression in Entamoeba histolytica; nuclear and chromosomal structure and replication in Giardia; and the mitochondrion-like organelles of Blastocystis. Available very soon.
Anaerobic Parasitic Protozoa: Genomics and Molecular Biology Edited by: C. Graham Clark, Patricia J. Johnson and Rodney D. Adam ISBN: 978-1-904455-61-5 Publisher: Caister Academic Press Publication Date: March 2010 Cover: Hardback
Other books of interest:
molecular biology book Edited by: Peter J. Myler and Nicolas Fasel ISBN: 978-1-904455-28-8 Publisher: Caister Academic Press Publication Date: April 2008 Cover: Hardback
Acanthamoeba book Author: Naveed Khan ISBN: 978-1-904455-43-1 Publisher: Caister Academic Press Publication Date: February 2009 Cover: Hardback

 

 

-Résumés de Congrès -

Claire Valiente-Moro

Compte rendu du 19ème congres du SETAC
Göteborg, 31 Mai – 4 juin 2009
Europe Society of Environmental Toxicology and Chemistry

« Protecting ecosystem health: facing the challenge of a globally changing environment »

Maître de Conférences à l'UCB Lyon1 "Dynamique microbienne et Transmission virale" UMR CNRS 5557 - Ecologie Microbienne 69100 Villeurbanne Cedex     claire.valiente-moro@univ-lyon1.fr

    La Société de Toxicologie et Chimie de l’Environnement (SETAC) est une organisation non gouvernementale, à but non lucratif, dont le rôle est de favoriser les rencontres et échanges entre les personnes et structures publiques ou privées impliquées dans l’enseignement et la formation, la recherche et le développement, l’évaluation du risque écologique et du cycle de vie des substances chimiques, la fabrication et la distribution de produits chimiques, la gestion des ressources naturelles, et d’une manière plus générale, l’étude, l’analyse et la résolution des problèmes environnementaux. Les membres de cette société regroupent des professionnels de différents domaines : de la chimie, de la toxicologie, de la biologie et de l’écologie, des sciences de l’environnement, de la terre et de l’univers, et de la santé. Cette association œuvre avant tout en prenant en compte les préoccupations d’ordre environnemental et sanitaire et apporte son soutien au développement et à la mise en œuvre de principes et de pratiques destinés à la protection, l’amélioration et la gestion de la qualité de l’environnement et de l’intégrité des écosystèmes.
Le congrès annuel organisé par le SETAC représente le congrès européen le plus important en matière de toxicologie environnementale et chimie.
       Cette année, les thèmes abordés ont été nombreux et diversifiés : écotoxicologie, chimie environnementale et analytique, évaluation et gestion du cycle de vie, écosystèmes marins, nanomatériaux, pharmaceutiques, évaluation des risques et réglementation, menace pour les écosystèmes terrestres. Il a plus particulièrement été question d’approches à plusieurs niveaux pour évaluer la « santé de l’écosystème », et de coopérations internationales visant à harmoniser l’évaluation et la gestion des risques. La rencontre a été l’occasion d’en apprendre davantage sur les programmes coordonnés de recherche de l’union européenne et les besoins de recherche pour la nouvelle législation communautaire.
 « Nous avons tous un rôle à jouer pour protéger la santé de l’écosystème qu’il soit terrestre ou aquatique car c’est notre avenir qui est en jeu »
Une phrase marquante du congrès qui résume assez bien les priorités actuelles de recherche et les enjeux pour la préservation de notre environnement.

        Autour de cette prise de conscience générale, un nouveau concept vient d’émerger, celui de la santé des écosystèmes, un concept très utile pour les gestionnaires et les scientifiques. En effet, un écosystème est un système complexe comprenant les organismes vivants - des bactéries aux poissons - leur environnement physique ainsi que toutes les interactions entre ces éléments constitutifs. Comment l’écosystème fonctionne t-il ? Son état s’améliore-t-il ou se dégrade-t-il ? En d’autre terme, l’écosystème est-il en bonne santé ?
 Pour répondre à une telle question, il faut regarder l’écosystème dans son ensemble, car la santé de l’écosystème est avant tout le résultat combiné de l’état de tous ses éléments vitaux. Les priorités actuelles sont donc d’établir un diagnostic sur la base d’indicateurs mesurant la diversité biologique aquatique ou terrestre, la productivité des écosystèmes, et la qualité du milieu. Ainsi, un écosystème peut être perturbé par des agents extérieurs néfastes qui affectent sa santé et son bon fonctionnement. Dans le cas des écosystèmes aquatiques, les « symptômes » sont par exemple une diminution de la diversité ou productivité des espèces, des changements dans les propriétés physiques et chimiques de l’eau et la prolifération soudaine d’algues dont certaines peuvent être toxiques pour la santé humaine. Dans les cas les plus extrêmes, on peut aller jusqu’à observer la disparition d’espèces, la perte d’habitats ou encore la dégradation de la qualité de l’eau.
A l’heure actuelle, les principales causes de dysfonctionnement des écosystèmes sont relativement bien connues des scientifiques, mais elles restent toujours très difficiles à gérer et à contrôler. Parmi ces dernières, la pollution par le déversement de produits toxiques et les affluents (contaminants organiques et inorganiques, métaux, nonoparticules) représente l’un des facteurs dominants à l’origine du dérèglement des écosystèmes. Face à une perturbation, un écosystème a néanmoins la capacité de s’adapter aux nouvelles conditions du milieu ou de retourner à son état initial avec le temps. Mais cette capacité qu’on nomme la résilience de l’écosystème, a ses limites et il n’est pas rare de voir apparaitre des conséquences écologiques importantes.
Parmi les autres points de discussions, l’application de la nouvelle législation européenne sur les produits chimiques (REACH - enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques), entrée en vigueur le 1er juin 2007 a également fait partie intégrante du congrès. Il constitue un tournant majeur dans la réglementation sur les produits chimiques industriels. Le règlement couvre le contrôle de la fabrication, de l’importation, de la mise sur le marché et de l’utilisation des substances chimiques. Pour la première fois, les industries chimiques devront fournir les données de sûreté sanitaire et environnementale sur toutes les substances qu'elles produisent. Actuellement, ce n'est le cas que pour les substances dont la production a commencé après 1981, ce qui représente moins de 10% des substances commercialisées. A terme, la mise en place de cette nouvelle législation aura un impact important dans les modes de travail des industriels producteurs, importateurs et utilisateurs de substances chimiques et des bénéfices importants sont attendus en termes de protection de la santé humaine, qu’il s’agisse des consommateurs ou des travailleurs, et de l’environnement.
Dans ce cadre, le développement de nouveaux tests pour évaluer la toxicité des molécules est devenu une priorité. Leur nombre ne cesse d’augmenter afin de générer des données écotoxicologiques pour l’évaluation des risques. Une part importante des communications orales et affichées ont d’ailleurs porté sur ce point.

Pour en savoir plus : Site du congrès : http://goteborg.setac.eu/?contentid=13

    

Olivier Crouzet 

En stage post-Doc au  Laboratoire des Interactions Microorganismes - Minéraux - Matière Organique dans les Sols (LIMOS), 54 003 Nancy Cedex - Olivier.Crouzet@limos.uhp-nancy.fr

L’édition 2009 du congrès international “Pesticide Behaviour in Soils, Water and Air” s’est tenu dans la ville de York, au sein de “The Food and Environment Research Agency”. Ce congrès a rassemblé les dernières recherches s’intéressant au devenir des pesticides dans l’environnement au travers d’approches pluridisciplinaires mêlant la chimie, la modélisation et la microbiobiologie.
Les discussions ont principalement concernaient les compartiments « sol et eau » (7 sessions sur les 8 sessions totales) et dans une moindre mesure à l’atmosphère (1 session). Les sessions orales concernaient :
• Availability of pesticides in soil
• Leaching to groundwater
Interactions between pesticides and microorganisms
• Transformation in soil and water
• Mechanisms and routes of transport of pesticides to surface water
• Fate and transport in air
• Study and simulation of pesticides in surface water catchments
• Sustainable use of pesticides

Le programme et diverses présentations (orales et posters) sont disponibles à l’adresse web suivante (http://www.yorkpesticides2009.com/presentationDownload.cfm).

  1. Motivation de participation

Les aspects relatifs aux interactions pesticides – microorganismes, qui constituent les problématiques de mon travail de thèse. Mon résumé a été retenu pour une présentation orale qui discutait de l’impact de ce nouvel herbicide qu’est la mésotrione, sur les communautés microbiennes d’un sol (P12-Responses of soil microorganisms to the herbicide mesotrione in microcosm experiments: from the whole microbial communities to functional groups.) L’originalité de ce travail a été d’étudier les effets de cet herbicide, à différents niveaux d’organisation des communautés microbiennes ; c'est-à-dire en ciblant les communautés bactériennes et fongiques totales, mais également des groupes fonctionnels bactériens ayant des métabolismes spécifiques et des niveaux de diversité différents. Les résultats ont démontré des effets variables  du stress phytosanitaire selon les communautés considérées. Ainsi, le fonctionnement du cycle de l’azote pourrait être perturbé par des doses excédant les doses recommandées, suite à une inhibition de la nitrification concomitante à une stimulation de la dénitrification à court terme. Egalement, des phylotypes bactériens et archéens potentiellement impliqués dans la biodégradation de la mésotrione dans le sol, ont été identifiés.

  1. Le congrès d’un point de vue global.

Les problématiques abordées se rattachaient aux processus de rétention et de transfert des pesticides dans les sols, de (bio)-dégradation dans les sols et les écosystèmes aquatiques, et ainsi qu’aux effets (herbicides principalement) sur la composante microbiennes des sols. Une part importante des discussions a également concernée les aspects de monitoring de la qualité des sols et des eaux, ainsi que de la modélisation de flux de pesticides.

  1. Le devenir des pesticides dans l’environnement

Le congrès a débuté avec une session très pertinente sur la question de disponibilité des pesticides dans les sols, qui est au cœur des débats actuels, puisqu’elle conditionne aussi bien le potentiel de biodégradation des substances, que leurs impacts sur les organismes. La présentation de K. Semple (P-1) synthétisait parfaitement la problématique de quantification spatiale et temporelle de la (bio)-disponibilité des pesticides au sein des matrices organo-minérales de sol.
Par la suite, les présentations ont concerné des études sur le devenir des pesticides dans les sols et leurs modes et dynamiques de transfert vers les écosystèmes aquatiques. Les questions soulevées concernaient l’évaluation des mécanismes de sorption des molécules de pesticides aux constituants du sol (variabilité temporelle et pédoclimatique) qui jouent un rôle essentiel dans le pouvoir tampon des sols, l’autre paramètre étant la dégradation. D’autres travaux ont présenté des études de terrain (monitoring), traitant des flux de pesticides exportés par l’eau (de l’échelle de la parcelle au bassin versant), avec comme finalité la modélisation des flux lessivés/ruisselés. Les sessions de la troisième journée sont largement revenues sur ces aspects de monitoring et de modélisation, avec également quelques discussions portant sur les conséquences de l’évolution des réglementations européennes (depuis 10 ans) sur l’état de contamination de l’environnement et la demande d’expertise scientifique (évaluation des impact sur les processus fonctionnels).

  1. Réponse des microorganismes aux pesticides

Au cours de la seconde journée, il a été question des phénomènes de dégradation physico-chimiques et/ou biologiques des pesticides, qui conduisent à la dissipation des molécules mères, mais à la production de métabolites parfois plus toxiques et qui peuvent également être plus rémanents.
Ainsi, des études techniques de réflexion sur la mise en place de dispositifs standardisés (du laboratoire … à la parcelle in situ) pour l’étude de ces processus ont été présentées (ex : P-15; P-33). Pour ma part les présentations intégrant le compartiment microbien et ses relations avec le devenir des pesticides ont été très enrichissantes en terme de perspective de travail et de collaboration futur. Dans l’ensemble, les mécanismes d’adaptation de certains microorganismes aux pesticides, en terme de dégradation et d’utilisation de ceux-ci, ont été illustrés de manière très originale. Ainsi les études concernaient aussi bien l’évolution de génome en réponse à des pressions de sélection, (duplication de gène) que les interactions métaboliques au sein de consortia bactériens, et leur contribution essentielle à une dégradation optimale des molécules. Certains de ces travaux concernant la dégradation étaient très novateurs et couplaient des approches spectroscopique, microscopique, d’écologie moléculaire et de génétique (ex : P-9, P-10, P-11 + de nombreux psoters). Les perspectives en terme d’ingénierie écologique sont évidentes, mais la limite principale à l’heure actuelle étant de transférer les potentiels de dégradations obtenus en condition de laboratoire, dans un contexte « sol » (P-33).
 Au regard de ma thématique de travail de doctorat, majoritairement accès sur les réponses des communautés microbiennes aux polluants, d’un point de vue perturbation des équilibres écologiques (diversité et fonctionnalité), une part plus faible de travaux était présentée.

Je remercie bien évidemment le  Groupement des Protistologues de Langue Française, pour m’avoir aidé à obtenir ce financement de la part de la SNSB.

Science at the 2009 Molecular Parasitology Meeting, Woods Hole, MA Code of conduct

Nadou Lawson, 4eme année de doctorat, INSERM UMR-S 945 « Immunité, Cancer et Infection » Paris  nadou.lawson-hogban@upmc.fr

J’ai participé du 13 au 17 Septembre 2009 au « 20th Molecular Parasitology Meeting (MPM) » qui s'est déroulé dans le centre de Biologie marine MBL à Woods Hole, MA, USA.
Sous la présidence du Comité directeur des MPM, Rhadip Rathod (Université de Washington), Dominique Soldati (Université de Genève) et Jay Bangs (Université du Wisconsin), le congrès a vu la participation de chercheurs, post-doctorants, doctorants et étudiants en Master.
Les parasites au cœur du Congrès furent essentiellement Plasmodium et Toxoplasma mais aussi, Trypanosoma, Giardia, Leishmania, Trichomonas, Entamoeba et une petite nouvelle dont personnellement je n’avais jamais entendu parler, Chromera velia une algue photosynthétique, le plus proche parent photosynthétique des Apicomplexes. Ce qui souligne l'importance d'assister à un congrès international de parasitologie.
Les journées ont été organisées en sessions de travail qui durent chacune 1h30 à 2h avec 6 à 8 présentations par session de travail, les après-midi étant réservés aux posters.
Placées sous le signe des « Liaisons dangereuses », les sessions de travail qui portaient des titres tels que ‘Subversive activities, Sweet Delight, Sexual advances, Turn ons/Turn offs…’ ont brossé une majorité de thèmes de recherche. De la génétique moléculaire fonctionnelle des gènes par la réalisation de parasites KO en passant par l’épigénétique, les ARN interférence…,  et en faisant un détour par l’étude des voies métaboliques, la régulation du cycle cellulaire, les interactions hôte-parasites et les nouvelles molécules anti-paludique et anti-trypanosomiases, il n’y en avait que pour eux. Eux les Apicomplexes, pas les chercheurs.
Les posters ne furent pas en reste. Trois après-midi entiers consacrées aux posters. J’ai moi-même présenté un poster « Plasmodium High Mobility Group B proteins: implication in the onset of cerebral malaria » qui a beaucoup intéressé. En effet, j'ai eu beaucoup de visiteurs et un grand nombre de questions. L'intérêt de ce congrès a été pour moi, en plus des séminaires impliquant d'autres disciplines et d'autres parasites d'avoir à expliquer mes résultats à des scientifiques intéressés certes mais parfois non spécialistes ni de Plasmodium ni du neuropaludisme. De plus certaines questions pertinentes ont enrichi ma réflexion sur le projet.    
Pour clôturer cette réunion, un invité de marque, Ken Stuart, directeur du Seattle Biomedical Research Institute, où l’on se rend compte à quel point les techniques nouvelles ces dernières 50 années ont révolutionné le monde de la recherche, à la recherche de la compréhension parfois de l’infiniment petit.
Un nouveau comité directeur des MPM dont fait partie Arthur Scherf, élu pour trois ans, a été désigné à la toute fin de nos travaux.
Le temps, on aurait pu croire le contraire, n’a rien gâché de la fête scientifique. En résumé, ce fut une belle expérience, la première fois pour moi que je participais à un congrès d’une telle renommée dans le monde de la parasitologie. En outre de confronter mon anglais à des natifs de la langue (ce qui fut bien utile), ce congrès fut l’occasion de me mettre en situation où plusieurs sensibilités différentes pouvaient critiquer le travail que j’effectue actuellement pour ma thèse. J’en ai retiré en outre plusieurs idées d’expérimentation pour compléter mon projet de thèse.