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n°8  JANVIER 2000 Sommmaire
Editorial
38eme Congrès
Soutenance de thèses
Focus sur...
CR de Congrès

Groupement des Protistologues de Langue Française
Siège social : Lab. Biologie des Protistes, Univ. Blaise Pascal,
Complexe Scientifique des Cézeaux, 63177 AUBIERE-Cedex, France
e.mail : gplf@univ-bpclermont.fr
WEB: www.univ.bpclermont.fr/ASSOC/gplf/

EDITORIAL

 Chers Amis,

 Au nom du Bureau du GPLF je vous présente mes meilleurs voeux pour cette année 2000 déjà commencée. En effet, c'est avec retard que vous parvient ce numéro et je vous prie de bien vouloir m' excuser: le problème du site internet en est, en partie, la cause.

 Dans ce numéro, à l'initiative de Geneviève Milon, une nouvelle rubrique apparaît: "Focus sur..", consacrée aux résultats marquants de nos collègues. Prière d'alimenter cette rubrique en envoyant des résumés. De la même façon, les résumés des thèses devraient être plus nombreux. Faites un petit effort. Merci.

Pour répondre aux souhaits de nombreux collègues dont le Président G. Bouix s'était fait l'écho, notre prochaine réunion annuelle se déroulera conjointement avec celle de la Société Française de Parasitologie (SFP). Ceci devrait faciliter des échanges, notamment, entre jeunes collègues et assurer le développement de collaborations nouvelles. Aussi, avec René Houin, Président de la SFP, Geneviève Milon et Joseph Schrevel, j'ai souhaité que le colloque reflète les principales tendances de la recherche dans nos domaines, en cette fin de XXe siècle. Comme vous le constaterez dans les pages suivantes, le programme est riche de 5 symposia dont un Hommage à la mémoire d'André Lwoff, microbiologiste et ciliatologue. Les spécialistes des protistes libres trouveront matière à discussion dans 3 des symposia et une place leur est réservée dans les communications libres (orales et affiches). Le dynamisme de notre Président d'Honneur, J. Schrevel, assurera le succès de l'organisation, à Paris, dans le cadre magnifique du Muséum et de ses galeries rénovées.

Afin, d'inciter nos jeunes collègues à participer à notre réunion, tout d'abord quelques bourses de participation aux frais, sur justifications, seront accordées. Prière d'en faire la demande. Un prix de la meilleure communication (orale ou affiche) pour un (e) jeune chercheur (se) (âge limite: 33 ans) sera décerné pour la première fois. Je rappelle que les abstracts seront publiés dans "The Journal of Eukaryotic Microbiology" dans le premier numéro de l'année 2001 mais qu'ils seront sur le serveur du GPLF dès le mois de juin, et sur celui de la Society of Protozoologists courant Septembre 2000.

Ce numéro, GPLF Info 8, à la fois sous les formes papier et électronique, est envoyé aux adhérents et aux autres afin qu'ils nous rejoignent. Prière de renouveller votre adhésion ou d'adhérer rapidement. Merci.

 Bon et fructueux travail à tous afin que la Protistologie conserve une place de choix dans les disciplines biologiques. Bien cordialement.

Christian VIVARES


Directeur de publication : Christian Vivarès - Rédaction : Geneviève Milon


PROTISTES ET INTERACTIONS HOTE-PARASITE:
NOUVELLES PERSPECTIVES POUR LE 21ème SIECLE
38ème Congrès du G.P.L.F.
et Réunion de la Société Française de Parasitologie
Paris, 23-26 Mai 2000

La 38ème Réunion Annuelle du GPLF aura lieu du 23 au 26 Mai 2000 au MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE, PARIS, Auditorium de la Grande Galerie de l' Evolution. Cette réunion est organisée conjointement avec la Société Française de Parasitologie.
En dehors des communications libres, orales ou affichées, 5 symposia sont prévus sur les thèmes suivants :
 

PROGRAMME GENERAL

MARDI 23 MAI

13 heures 00 : Accueil des Participants
14 heures 00 :  Symposium "André LWOFF"
18 heures 00 : Conférence "André LWOFF et la Protistologie".

MERCREDI 24 MAI

9 h 15 - 12 h 15:  Symposium "Motilité Cellulaire".
12 h 00 - 14 h 00: Communications sur panneaux
14 heures 00 :  Symposium "Kinétoplastidae"
18 h 00- 19 h 30: Communications sur panneaux.
20 heures 00:  Diner du Colloque dans la Grande Galerie de l'Evolution.

JEUDI 25 MAI

9 h 15 -11 h 45: Communications orales.
12 heures 00 : Assemblée Générale du GPLF
  Projection d'une vidéo en hommage à Igor RAIKOV.
14 heures 00: Symposium "Génomique"

VENDREDI 26 MAI

9 heures 15:  Symposium "Nouvelles Stratégies Vaccinales".
12 h 30- 14 h 00: Communications sur panneaux.
14 h00- 17 h 30:  Communications orales.

PROGRAMME DES SYMPOSIA

MARDI 23 MAI : SYMPOSIUM ANDRE LWOFF

14 heures 00 :Introduction : Jean GENERMONT (Université Orsay)
14 heures 15 : Jean-Pierre MIGNOT (Clermont / MNHN) :"Autonomie des cinétosomes ?"
14 heures 55 :Janine BEISSON (CGM, Gif) :"Structures centriolaires et morphogenèse"
16 heures 00 :Michel BORNENS (Institut Curie, Paris) :"Le centrosome des cellules animales :  un outil morphogénétique ? "
16 heures 40 :Roland PERASSO (Université Orsay) :"Expression différentielle des gènes au  cours du cycle d'enkystement-dékystement d'Oxytricha: une approche  moléculaire de la dormance".
17 heures 20 :Discussion générale
18 heures 00 :Marie-Odile SOYER -GOBILLARD (CNRS, Banyuls-sur-Mer) : "André LWOFF  et la Protistologie : d'Edouard CHATTON à la Physiologie microbienne".
 Inauguration de l'Exposition.

MERCREDI 24 MAI : SYMPOSIUM MOTILITE CELLULAIRE

9 heures 15 :Introduction : Geneviève MILON (Institut Pasteur, Paris): "Motilité des  eucaryotes  unicellulaires : d'une amibe libre aux parasites Apicomplexa"
9 heures 30 :Marie-France CARLIER (CNRS, Gif-sur-Yvette): "Motilité cellulaire engendrée  par la polymérisation de l'actine : mécanisme et reconstitution in vitro"
10 heures 00 :Nancy GUILLEN (Institut Pasteur, Paris): "Quel rôle pour le cytosquelette  parasitaire lors de l'amibiase ?"
11 heures 00 :Isabelle TARDIEUX (Institut Pasteur, Paris): "La toxofiline de Toxoplasma gondii :  propriétés singulières d'une nouvelle protéine contrôlant la dynamique de  l'actine"
11 heures 30 :Victor NUSSENZWEIG (Université New-York): "Gliding motility and cell  invasion by malaria sporozoïtes"

SYMPOSIUM KINETOPLASTIDAE

14 heures 00 :Introduction
14 heures 15 : Keith GULL (Université de Manchester, UK): "Genome, Gene Expression and Cytoskeletal  Morphogenesis in Trypanosomes"
15 heures 00 : Fred OPPERDOES (ICP, Bruxelles): "The use of mathematical modelling of the  glycolytic pathway for drug target selection in Trypanosoma"
16 heures 15 : Joe BLUM (Université Duke, Durham USA): "Changes in shape, amino acid  content, Na, K, and Cl content and phospholipase D activity of Leishmania major  and Leishmania donovani promastigotes in response to osmotic stress".
17 heures 00 : Philippe GRELLIER (Muséum National d'Histoire Naturelle): "Invasion des cellules  cibles et différenciation de Trypanosoma cruzi".

JEUDI 25 MAI SYMPOSIUM GENOMIQUE

14 heures 00 :Introduction
14 heures 15 : Jean WEISSENBACH (Génoscope, Evry): "Le programme Génome Humain"
14 heures 55 : Alain DESSEIN (INSERM, Marseille): "Prédisposition génétique aux infections  parasitaires : faits, perspectives et implications"
16 heures 00 : Michel PAGES (CNRS-Faculté de Médecine, Montpellier): "Le génome de  Leishmania"
16 heures 30 : Pierre PEYRET et Christian VIVARES (CNRS-Université Blaise Pascal,  Aubière): "Le génome microsporidien: vue générale sur un génome eucaryote  minimal"
17 heures 00 : Catherine BOURGOUIN (Institut Pasteur, Paris): "Plasmodium falciparum:  Analyse moléculaire de la compétence vectorielle des Anophèles"
17 heures 30 : Eric MEYER (ENS, Paris): "Réarrangements programmés du génome et effets  homologie-dépendants chez les ciliés : un combat contre les transposons"

VENDREDI 26 MAI SYMPOSIUM NOUVELLES APPROCHES VACCINALES

9 heures 00 : Introduction : Ruth NUSSENZWEIG (Université New-York)
9 heures 20 : Shirley LONGACRE (Institut Pasteur, Paris): "Des pistes à la Recherche du Graal  des Tropiques : le Vaccin Anti-Palustre"
10 heures 00 : André CAPRON, ou collaborateur (Institut Pasteur, Lille): "Stratégie vaccinale  contre la schistosomiase
11 heures 00 :F.E.G. COX (London School Tropical Disease, Londres): "Vaccination against  parasitic infections : the need for new approaches"
11 heures 45 :(à préciser)

Parallèlement, à ce numéro, les documents concernant ce Colloque (conseils de présentation des résumés...) vous parviendront directement, par courrier, ainsi que la Fiche d'Inscription à renvoyer le plus rapidement possible. 


 PROTISTES ET INTERACTIONS HOTE-PARASITE :
NOUVELLES PERSPECTIVES POUR LE 21ème SIECLE

MUSEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Auditorium de la Grande Galerie de l’Evolution
23 – 26 mai 2000

INSCRIPTION AU COLLOQUE

NOM :  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . .  M  Mme
Titre :  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Doctorant :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Code Postal :  . . . . . . . . . . . . . . Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Téléphone : . . . . . . . . . . . . . .  Fax :  . . . . . . . . . . . . .
 E-mail :  . . . . . . . . . . . . . .

Demande mon inscription au Colloque
Titre de la communication : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
 Communication orale
 Communication sur panneau
 Souhaite intervenir (2 diapos) au symposium. Si oui préciser lequel :

- L'inscription sera définitive à la réception des frais d'inscription.

 - Membres GPLF/SFP : 500 FF
 - Non membres  : 600 FF
 - Doctorants   : 300 FF

Les chèques sont libellés au nom de l'Agent Comptable du Muséum
Les bons de commande : colloque GPLF/SFP
Les frais d'inscription incluent les repas, le dîner dans la Grande Galerie, les pauses cafés.
La fiche d'inscription devra être renvoyée à :

Colloque GPLF - SFP
Mesdames Sophie Guillon et Marie-Laure Calmat
Laboratoire de Biologie Parasitaire, Protistologie, Helminthologie
61, rue Buffon - 75231 Paris Cedex 05




SOUTENANCES DE THESES


Auteur: Philippe BOUCHARD

Laboratoire: BIOLOGIE DES PROTISTES, UNIV. B. PASCAL, Aubière (Dir. Thèse: B. Vigués) Date: 17 Décembre 1998.

Analyse moléculaire de l'épiplasmine C de Tetrahymena pyriformis. Recherche et caractérisation de protéines analogues chez les Métazoaires.

Plusieurs éléments du cytosquelette sont spécialisés dans la mise en place et la maintenance des complexes mem-branaires de la cellule Eucaryote. Chez les Ciliés, l'épiplasme s'étend sous la membrane pelliculaire la plus interne et sert à l'intégration des structures et organites présents à la surface de la cellule comme les corps basaux et les extrusomes.

L'analyse biochimique et moléculaire de l'épiplasme du Cilié Tetrahymena pyriformis entre dans le cadre de l'étude de la diversité moléculaire de l'épiplasme chez les Protistes. Nous présentons les résultats d'expériences d'immunoprécipitation et d'immuno-fluorescence ayant permis d'établir la spécificité de l'anticorps monoclonal E501 pour l'épiplasmine C, l'une des trois épiplasmines majeures de Tetrahymena pyriformis. Suite à la purification de cette protéine, il a été possible d'obtenir une microséquence partielle. La détermination d'amorces dégénérées a permis d'initier le clonage du gène de l'épiplasmine C. Les expériences de P.C.R. directes sur l'ADN purifié, à partir de banque d'ADNc de Tetrahymena ont conduit à la détermination de sondes moléculaires pour le criblage de banques génomiques.

Le gène de l'épiplasmine C code pour une protéine de 135 kDa. La méthode H.C.A. permet de combiner les comparaisons de séquences avec les comparaisons des structures secondaires centrées sur les groupements hydrophobes. Nous montrons ainsi que l'épiplasmine C de Tetrahymena pyriformis est composée de 25 répétitions de 40 résidus aminés. Elles peuvent être groupées en deux familles, appelées types I et II. Les domaines de type I et II présentent 20 % d'identité de séquence et sont structuralement apparentés. En utilisant ces domaines, nous mettons en évidence des similarités structurales significatives avec les lamines et les filaments intermédiaires de Protostomes. Dans tous les cas, l'élément répété de l'épiplasmine C correspond au motif structural représenté par les 42 acides aminés supplémentaires du sous-domaine coil 1b de ces deux sous familles de filaments intermédiaires. Ce motif est éliminé pendant l'évolution des filaments intermédiaires, au cours de la séparation Protostome / Deutérostome.

Enfin, la recherche de protéines immunoanalogues dans le système nerveux des Métazoaires montre que l'épiplasmine C de Tetrahymena possède des épitopes communs avec la GFAP, sous-unité protéique des filaments intermédiaires des cellules astrocytaires. Cette propriété a été utilisée pour cloner l'ADNc de la GFAP bovine et mettre en évidence l'origine astrocytaire des cellules épendymaires ciliées de l'organe sous commissural de boeuf.

BOUCHARD P., RAVET V., MEINIEL R.,CREVAUX I? MEINIEL A, VIGUES B. 1999 Use of the heterologuous antibody for cloning and detection of glial fibrillary acidic protein (GFAP) in the bovine ventricular ependym. Cell Tissue Res.

Auteur: Eric PEYRETAILLADE

Laboratoire: BIOLOGIE DES PROTISTES, UNIV. B. PASCAL, Aubière (Dir. Thèse: G. Prensier) Date: 18 Décembre 1998.

Génome des microsporidies: analyse de trois gènes conservés, implications fonctionnelles et phylogénétiques

Les espèces microsporidiennes appartenant au genre Encephalitozoon sont caractérisées par les génomes haploïdes pouvant être plus réduits que ceux de certains Procaryotes. Nous nous sommes focalisés sur l'analyse de gènes conservés codant pour les ARNr (16S-23S et 5S) et pour les protéines HSP70 et CDC2 chez Encephalitozoon cuniculi. Le séquençage de la totalité de ces gènes révèle l'absence d'intron et une importante réduction des régions codantes. Alors que les gènes hsp70 et cdc2 sont présents en une seule copie par génome haploïde, l'unité d'ADNr, 16S-23S, est distribuée sur l'ensemble des chromosomes. L'ADNr 5S, non associé à l'unité d'ADNr 16S-23S, est localisé sur deux chromosomes.

Le gène cdc2-Ec code pour une protéine possédant toutes les caractéristiques des kinases dépendantes des cyclines, ainsi que les résidus impliqués dans leur régulation. La protéine chaperon HSP70 est apparentée à celles localisées dans les mitochondries, bien que les microsporidies soient amitochondriales. Ainsi ces parasites auraient divergé après l'endosymbiose mitochondriale.

La détermination de la structure secondaire de l'ARNr 23S montre que les réductions concernent les régions les régions les plus variables de la molécule. Bien que réduite au core universel, cette structure possède toutes les caractéristiques eucayotes. Les résultats d'une étude de la maturation permettent d'estimer la taille de l' ARNr 23S à seulement 2449 nt. Cette étude fait envisager que lors d'individualisation des ARNr 23S et 16S l'espaceur transcrit interne 1 reste associé au 16S. Une analyse phylogénique basée sur l'ARNr 23S remet en cause l'émergence précoce des microsporidies, et les place dans la couronne de l'arbre eucaryote.

PEYRETAILLADE, E., BROUSSOLLE, V., PEYRET, P., METENIER, G., GOUY, M., VIVARES, C.P.1998. Microsporidia, amitochondrial protist, possess a 70-kDa heat-shock protein gene of mitochondrial evolutionary origin. Mol. Biol. Evol., 15, 683-689.

  PEYRETAILLADE E., BIDERRE, C., DUFFIEUX F., PEYRET P., METENIER G., GOUY M., MICHOT B., VIVARES C.P., 1998. Microsporidian Encephalitozoon cuniculi, an unicellular eukaryote with an unusual ribosomal genes organization and the smallest LSU rRNA. Phylogenetics considerations. Nucl. Acids Res, 26, 3513-3520.   Auteur: Stéphane GRESOVIAC

Laboratoires : FISH PATHOLOGY LAB., UC DAVIS et BIOLOGIE DES PROTISTES, UNIV. B. PASCAL, Aubière (Dir. Thèse: R.P. Hedrick, C. Vivatès) Date: 21 Décembre 1999.

Recherches sur la Microsporidie intranucléaire Nucleospora salmonis: épidémiologie molé-culaire et étude des protéines de type HSP.

Les microsporidies représentent l'un des plus vastes groupes d'unicellulaires parasitant les sporozoaires, les invertébrés et les vertébrés y compris l'Homme. Nucleospora salmonis est l'une des trois espèces microsporidiennes réalisant leur cycle dans le noyau des cellules-hôtes. Elle est responsable de mortalités chroniques et de signes cliniques variés chez de nombreuses espèces de salmonidés ainsi que chez d'autres téléostéens. A l'aide d'amplification enzymatique, l'épidémiologie de la parasitose et la structure phylogénétique de l'espèce ont été étudiées. Ainsi différents génotypes ont été caractérisés. Du fait d'un manque de techniques diagnostiques, une méthode d'analyse spécifique, sensible et fiable a été mise au point: l'hybridation in situ permettant d'identifier l'agent de la maladie et l'évaluation de sa propagation dans les tissus de l'hôte, la révélation étant non-radio-active. Les études liées à la transmission de la parasitose chez les salmonidés fournissent les premières informations sur le transfert vertical potentiel chez les adultes frayants infectés, et sur le statut pathologique des populations menacées par la transmission horizontale du pathogène. Etant donné la nécessité de supports d'expérimentation in vitro pour les microsporidies intranucléaires, des cultures à long terme de N. salmonis ont été développées sur différentes lignées cellulaires. Afin d'examiner les relations hôte-parasite, l'expression et la localisation des protéines de type HSP, leurs gènes ont été recherchés. Enfin, des expériences préliminaires d'immunisation génétique de saumon par ADN nu ont été menées.

GRESOVIAC S.J., KHATTRA J.S., NADLER S.A., KENT M.L., DEVLIN R.H., VIVARES C.P., DE LA FUENTE E., HEDRICK R.P. 2000. Comparison of small subunit ribosomal RNA gene and internal transcribed spacer region sequences among isolates of the intranuclear microsporidian Nucleospora salmonis. J. Euk. Microbiol., 47 sous presse.


FOCUS SUR...


1. La myosine IB de Entamoeba histolytica participe à l’érythrophagocytose

L’amibiase est une maladie parasitaire qui occupe le troisième rang en termes de mortalité, après le paludisme et la bilharziose. Les estimations les plus récentes évaluent à 40 millions le nombre de personnes infestées chaque année par ce parasite dans le monde. L’invasion de la barrière intestinale par E. histolytica, l’agent étiologique de l’amibiase, est le signe du déclenchement de la virulence, celle-ci repose sur les capacités motiles du parasite qui lui permettent de pénétrer dans l'épithélium. Le mouvement amiboïde est un exemple d'activité motile qui engendre le déplacement d'une cellule adhésive. Il est initié par l'émission d'une projection membranaire à un pôle de la cellule qui définit le front de migration et qui forme le pseudopode. Cette fonction, ainsi que celles d'adhérence à la matrice et aux cellules, repose sur la dynamique du cytosquelette d'actine et en particulier sur l’activité des myosines.

La myosine de type I participe à la formation de pseudopodes. Le gène codant la chaîne lourde de la myosine IB chez E. histolytica a été identifié et isolé dans le laboratoire des auteurs (1) ; il code une protéine de 130 kDa possédant deux sites actifs de liaison à l'actine dont celui ATP-indépendant qui est trois fois plus court que celui des myosines IB des autres amibes. La myosine IB est concentrée dans le pseudopode des amibes en mouvement, autour des vésicules, de la vacuole de phagocytose et de quelques phagosomes. La surexpression de trois fois du gène codant la myosine IB de E. histolytica a pour effet de diminuer le taux de phagocytose, apparemment par un dysfonctionnement du cytosquelette d'actine. C'est la première fois qu'un rôle dans la pathogénicité parasitaire est attribué à la myosine IB. Cependant, dans ces cellules qui portent deux fois plus de myosine IB, aucun changement dans la vitesse de mouvement n'a été décelé.

Ce résultat révèle des différences d'activité de la myosine IB lors la motilité par rapport à la phagocytose et soulève la question de savoir si les pseudopodes formés dans ces deux processus sont équivalents en structure et fonction. Il est donc intéressant de déterminer la nature des interactions entre la myosine IB et d’autres protéines qui lient l'actine lors de la formation de pseudopodes soit pendant le mouvement, soit pendant la phagocytose. Les éléments communs à la formation de différents types de pseudopodes pourront alors être définis.

(1) Voigt, H., Olivo, J.C., Sansonetti, P. & Guillen, N. 1999. Myosin IB from Entamoeba histolytica is involved in phagocytosis of human erythrocytes. J. Cell Science 112 : 1191-1201

2. Mort cellulaire de l’entérocyte au cours de l’infection par Cryptosporidium parvum.

Les auteurs s’intéressent aux interactions entre le parasite apicomplexe Cryptosporidium parvum et ses cellules hôtes, les entérocytes. Ce parasite à développement intracellulaire strict provoque des diarrhées graves, parfois mortelles, chez les nouveaux nés et des patients atteints du SIDA. Aucun traitement efficace n’existe à ce jour. Dans le but d’identifier des changements métaboliques chez la cellule hôte au cours de l’infection, les auteurs ont montré que C. parvum déclenche l’apoptose des entérocytes (1). Cette mort cellulaire traduit l’intervention des enzymes specialisées dans l’apoptose, les caspases, car des inhibiteurs des caspases augmentent la survie des cellules infectées. Enfin, le traitement par ces inhibiteurs augmente le pourcentage des cellules infectées in vitro, ce qui suggère que les parasites réplicatifs pourraient utiliser l’apoptose pour sortir de la cellule infectée. Il serait désormais intéressant de voir si les inhibiteurs des caspases peuvent modifier, in vivo, les processus pathogènes que peut déclencher le développement de ces parasites chez des hôtes dont la structure/des fonctions du système immunitaire ne sont pas optimales.

(1) Ojcius, D.M., Perfettini, J.-L., Bonnin, A. & Laurent, F., 1999. Caspase-dependent apoptosis during infection with Cryptosporidium parvum. Microbes Infect. 1:1163-1168.

3. La toxofiline, une molécule participant à la motilité de Toxoplasma gondii.

L'objectif des auteurs est d'identifier les molécules ou complexes moléculaires qui contrôlent les propriétés dynamiques de l'actine chez le protozoaire parasite Toxoplasma gondii, un micro-organisme dont le développement est strictement intracellulaire. Un processus de polymérisation de l'actine est en effet requis au moins au cours du glissement du tachyzoïte - transitoirement extra-cellulaire - sur un substrat comme au cours de sa propulsion au sein d'une cellule hôte.

Dans un premier article (1), les auteurs ont mis en évidence une sous-population d'actine, d'effectif particulièrement réduit, mais présentant les propriétés biochimiques caractéristiques de la forme polymérisée (ou filaments). A l'aide d'une approche pharmacologique, les auteurs ont également vérifié que la stabilisation des filaments d'actine préexistants affecte la motilité extracellulaire et invasive du tachyzoïte.

Dans un second article (2), les auteurs ont isolé, à partir de tachyzoïtes extracellulaires en mouvement, une protéine sur la base de son affinité pour la forme majoritaire de l'actine, i.e. le monomère (G-actine). Cette protéine parasitaire ne présente pas d'homologues décrits chez d’autres eucaryotes et a été nommée toxofiline. Elle régule la dynamique de l'actine in vitro par une double activité puisqu'elle séquestre le monomère et coiffe le polymère d'actine. De plus, l'expression ectopique de la toxofiline dans des cellules de mammifères inhibe le renouvellement des structures filamentaires de l'actine. Enfin, chez les tachyzoïtes transitoirement extracellulaires, la toxofiline, observée à l'aide d'immunolocalisation, se redistribue dans le cytosplasme, depuis le pôle apical jusqu'au pôle basal, en présentant un profil condensé en aggrégats ou plus diffus. A l'opposé, chez les tachyzoïtes immobiles au sein des vacuoles parasitophores, la toxofiline est localisée dans le cytoplasme apical et présente une distribution uniforme.

(1) Poupel, O. & Tardieux, I., 1999. Toxoplasma gondii motility and host cell invasiveness are drastically impaired by jasplakinolide, a cyclic peptide stabilizing F-actin. Microbes & Infection 1:653-662.

(2) Poupel , O., Boleti, H., Axisa, S., Couture-Tosi, E. &Tardieux, I., 2000. Toxofilin, a novel actin-binding protein from Toxoplasma gondii sequesters actin monomers and caps actin filaments. Molecular Biology of the Cell, janvier, sous presse.
 


COMPTES-RENDUS DE CONGRES INTERNATIONAUX
 
52nd ANNUAL MEETING
SOCIETY OF PROTOZOOLOGISTS &
6th INTERNATIONAL WORKSHOPS ON OPPORTUNISTIC PROTISTS,
(MAY 26-29, 1999)
Raleigh, NC, USA
 Le nombre de participants avoisinait les 200, la délégation française était forte d'une vingtaine de personnes qui, pour la plupart, étaient invitées, venant de Lille (Dei Cas, Caillez...), Paris (Roux, Desportes-Livage, Polack, Philippe...), Lyon (Rabodonirina...), Montpellier (Dedet), Clermont-Ferrand (Vivarès).
 Dans le cadre des Réunions annuelles de la SOP, 3 symposia étaient consacrés 1/ aux protistes opportunistes émergents (kinéto-plastidés, présen-tés par J. P. Dedet, Acanthamoeba, Penicillium), 2/ la génomique des unicellulaires libres et 3/ la génétique moléculaire de la motilité cellulaire ; ces deux derniers sur les organismes modèles classiques: Chlamydomonas, Tetrahymena, Para-mecium, Dictyostelium. Il est à remarquer que le séquençage systématique devient un objectif prioritaire dans le domaine des protistes libres. Il faut espérer que des projets soient soutenus, notam-ment sur les Ciliés et la Paramécie afin que grâce à la génomique comparative des avancées specta-culaires soient réalisées dans le domaine de la Ciliatologie avec des acteurs européens.

 Pour ce qui est des ateliers sur les protistes opportunistes, la 6e édition a été très prolifique: 128 communications et affiches majoritairement consacrés à Pneumocystis (70). Ci-après, la place de la recherche française sera soulignée à chaque fois. Actuellement, les groupes de recherche sur P. carinii disposent de systèmes axéniques de culture in vitro (Lille, Lyon..). Ceci est indispensable à l'étude du métabolisme et à la recherche de cibles thérapeutiques. Quelques gènes du cycle cellulaire ont été clonés (Lyon...) ainsi que des enzymes clés du métabolisme (ac.gras, stérols, polyamine, fer...); la YKT (yeast killer toxine) a été étudiée afin de la rendre efficace en thérapie humaine (Lille). Les protéines de surface, appartenant, pour l'essentiel, aux ß glucanes sont impliquées non seulement dans la formation des kystes mais aussi présentes dans le trophozoïte et un gène important a été cloné: 1,3ß glucanase synthase; quant aux ? glucanes, ils peuvent être considérés comme facteurs de virulence. Les glycoprotéines de surface ou glycoprotéines A (MSG/GA) sont codés par une famille multigénique localisés en position subtélomérique sur chacun des chromosomes. Par recombinaison homologue, une répertoire infini d'antigènes de surface peut être ainsi exprimé; ce qui pose évidemment la difficulté de la vaccination. Si ce parasite peut être considéré comme un groupe monophylétique, les études, menées à l'aide de la méthode TSO (Type Specific Oligonucléotide) ont montré l'existence, en Europe et aux USA, de 60 génotypes, la méthode PCR-SSCP (PCR Single-Strand Conformation Polymorphism)  n'en détecte que 29 (Lyon). Les problèmes concernant la systématique et la spé-cificité sont encore à l'ordre du jour. Les voies de contamination sont toujours recherchées: la trans-mission aérienne est possible (Paris), les rats immunocompétents porteurs peuvent présenter le parasite et le transmettre aux immunodéprimés (Lille). Enfin, l'avancement du programme de sé-quençage sytématique, sous la direction de Mélanie Cushion, Cincinatti, OH, est visible  sur le site:
http://www.uky.edu/Projets/Pneumocystis
 Etant donné l'existence de congrès spécialisés consacrés aux Apicomplexa, les informations communiquées sur Toxoplasma (Tg) et Cryptosporidium (Cp) ont été plus réduites. Les avancées concernent le mécanisme d'action des médicaments ou leurs cibles: apicoplaste cible du chloramphénicol, mitochondrie pour l'atovaquone pour Tg;  existence d'une mitochondrie et action de l'atovaquone chez Cp; mise au point de culture organotypique de cerveau de souris pour étiudier le développement de Tg (Clermont-Fd). pour ce qui est de l'étude immunitaire: INF? et TNF? sont requis pour le développement des kystes de Tg; INF? et cytokines TH2 sont des inhibiteurs du dévelop-pement de Cp. Les recherches concernant la transmission et la viabilité des oocystes: transmission possible par les fruits de mer pour Cp; par l'eau de boisson et le lait de chèvre pour Tg. La génomique de Cp retient l'attention (études génotypiques; un projet génome est en cours d'établissement, 20% ont déjà été séquencés).
 Les principales équipes travaillant sur les microsporidioses humaines étaient représentées( une vingtaine de participants et autant de communications). Sur le plan phylogénétique, Weiss (NY) s'est acharné à montrer les étroites relations de ces parasites avec les champignons ("fungal connection"). Le problème de la trans-mission est toujours posé après la mise en évidence d'espèces parasitant l'homme chez des animaux domestiques ou d'élevage (chien, lapin, porc), dans l'environnement immédiat de l'homme, de micro-sporidies de moustique causant des lésions cor-néennes graves chez des immunocompétents (Madrid, CDC, Atlanta). De nouveaux AcM ont été testés avec succès contre Enterocytozoon et Encephalitozoon intestinalis (Paris). Les relations hôte-parasite ont été étudiées par des approches moléculaires (NIAID-NIH; Clermont-Fd) et cellulaires (Atlanta). Des informations ont été données sur la structure chromosomique et l'identification de nouveaux gènes impliqués dans la division cellulaire d' Encephalitozoon cuniculi (Clermont-Fd). Par ail-leurs, l'avancement du programme de séquençage systématique de cette microsporidie (Clermont-Fd, en collaboration avec le Génoscope, Evry) a été évoqué.

 Les communications présentées aux 52nd ANNUAL MEETING SOCIETY OF PROTOZOO-LOGISTS sont sur le site:
http://www.uga.edu/~protozoa/

 L'essentiel des communications présen-tées aux 6th INTERNATIONAL WORKSHOPS ON OPPORTUNISTIC PROTISTS, est publié dans J. Eukaryot. Microbiol., 46 (5): 1S-154S où le bilan de chacun des secteurs est réalisé d'une façon naturellement plus exhaustive que ce qui précède.

CR. de C. Vivarès.
 

3rd EUROPEAN CONGRESS OF PROTISTOLOGY - 9th EUROPEAN CONFERENCE ON CILIATE BIOLOGY (JULY 26-30,1999), Helsingor,Dk

 Nous étions peu nombreux à Helsingor, Dk dans un cadre luxueux, à proximité du Château d'Hamlet: 125 participants environ (plus de 300 à Clermont-Fd, en 1995, pour le congrès précédent), Parmi 15 pays européens, les plus fortes délégations étaient danoise, allemande, italienne et britannique. Cependant, tous les continents étaient représentés à l'exception de l'Afrique (à noter cependant une communication sur les ciliés du sol en Namibie). La délégation française était réduite à 3 personnes (Gif, Montpellier, Clermont-Fd).
 L'essentiel du congrès était consacré aux protistes libres (16 sessions sur 18). Le bilan chiffré fait apparaître 78 communications orales et 28 invitées, 50 affiches.
 Dans une conférence plénière introductive, Christian Bardele, cytomorphologiste, a posé le problème de la confrontation entre les données cytologiques et moléculaires pour l'établissement des systématiques à différents niveaux. La discussion a été animée mais l'absence de phylogénéticiens moléculaires de haut niveau a été ressentie.
 L'école danoise a invité des collègues américains afin de faire le point sur les protistes synthétisant des toxines et leur rôle dans la dynamique des blooms planctoniques.
 Le symposium "Biodiversité" a attiré l'attention sur les foraminifères des fosses abyssales (Gooday) et sur le problème de l'endémisme des algues: Tyler a donné des exemples autsraliens. Dans les deux symposia, les spécialistes français ont manqué au débat.
 Le symposium "Signalisation" avait pour base biologique les ciliés: rôle du calcium (Plattner), description de nouvelles protéines pouvant se lier aux centrines (Satir), caractérisation de phéromones (Luporini).
 Lors du symposium "Cytosquelette", les avancées les plus importantes concernent la description des protéines de type septine (Jaska-Dziadosz), le rôle d'une p85 interagissant avec le complexe calcium -calmoduline dans la cytokinèse de Tetrahymena (Numata), la géométrie du  réseau contractile cortical (ICL) qui est déterminé par le modèle du corps basal dont la duplication est bloqué par l'inactivation de la ?tubuline causant la mort cellulaire en 72 h (Ruiz, Beisson).
 Le symposium "Protozoaires du sol" a permis à Foissner de faire des interventions remarquées.
 Le symposium "Microsporidies", organisé par Ronny Larsson, a confirmé l'intérêt des recherches sur ce groupe dont les représentants exercent un fort potentiel pathogène sur les Poissons (Lom) et les Mammifères (Vavra), un impact, souvent négligé en hydrobiologie, sur les Micro-crustacés (Dunn), et dont l'importante variabilité interspécifique de taille du génome pose le problème de la compaction extrême pour certaines espèces (Vivarès).
 Les contributions les plus remarquables concernaient: l'aspect génomique des bactéries endosymbiotiques du macro-noyau de différentes espèces de Paramécie (Rautian), la localisation de molécules de type choline acetyl transferase chez P. primaurelia et leur rôle éventuel dans la conjugaison (Delmonte-Corrado), la systématique et la phylogénie des pélobiontes (Walker, Bernard), de nombreuses communicatiions et affiches sur l'écologie des protistes de tous les milieux y compris extrêmes, la physiologie d' Hexamita et d'Acantha-moeba (Lloyd), l'organisation nucléosomale chez une microsporidie (Nassanova), le rôle d'une protéine de type parafusine dans l'exocytose chez Toxoplasma, protéine présente dans la paramécie (Matthiesen).
 Le constat d'un succès de participation  moyen a suscité un débat. Etant donné que la raison principale était d'ordre pécuniaire, des solutions seront recherchées par nos collègues italiens, qui, sous la direction de Luporini, organiseront le 4e Congrès européen, en 2003. J'espère vivement que, dans ces conditions, la délégation de l'école française de Protistologie sera beaucoup plus nombreuse.
 

CR de C. Vivarès.
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