Groupement des Protistologues de Langue Française

Siège social : Laboratoire de Biologie des Protistes, Complexe Scientifique des Cézeaux. Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, 63177 AUBIERE-cedex, France

site web : www.univ-bpclermont.fr/assoc/gplf

Contacts:genevieve.bricheux@univ-bpclermont.fr, desporte@ext.jussieu.fr, anne.fleury@bc4.u-psud.fr, grellier@mnhn.fr

G.P.L.F.  -  INFOS  n°13 Juin 2003

Editorial

Assemblée Générale

41ème réunion annuelle du

GPLF

25-28 Mars,

Clermont-Ferrand

EMBO Workshop on "Pathogenesis of amoebiasis

Le point sur la Fédération

Réaumur

Cédéroms et

Protistologie :

une chance à saisir

Soutenances  de thèses  (2002-2003)

Informations générales

Question au GPLF

 


Editorial retour menu

            C'est par des remerciements à tous ceux qui ont voté pour les membres nouvellement élus au bureau et au conseil que s'ouvre ce bulletin. Nous allons poursuivre les démarches engagées par nos prédécesseurs en vue d'affirmer le rôle du GPLF dans l'acquisition et la diffusion des connaissances relatives au monde des protistes. Déjà plusieurs des propositions rapportées par George BOUIX dans l'éditorial du numéro 7 de 1999 ont montré leur efficacité. Outre la réalisation du bulletin de liaison et de l'ouverture d'un site Web, la réussite du 41ème congrès du GPLF et de la 4ème Biennale de parasitologie à Clermont ce mois de Mars 2003 a montré tout l'effet dynamisant  de l'ouverture de notre groupement à d'autres structures. Dans cette perspective, nous maintenons les contacts établis par Christian VIVARES avec différentes sociétés en vue de créer une fédération des sciences du vivant en l'occurrence la Fédération Réaumur. La diffusion de l'information scientifique dispose actuellement des outils apportés par le développement de l'informatique. L'archivage des données relatives aux protistes sur des supports multimédia est la nouvelle perspective ouverte par Joseph SCHREVEL au Muséum National d'Histoire Naturelle. Cette démarche dans laquelle s'est déjà engagée Jean-Pierre MIGNOT nous concerne tous et je compte m'y investir complètement en 2004. Cette année marquera ma cessation d'activité en tant que chercheur CNRS, ce qui me permettra de me consacrer davantage à notre groupement. 

                                                                                              Isabelle DESPORTES

 

 


Assemblée Générale retour menu

L'AG s'est tenue à Clermont-Ferrand le jeudi 27 Mars au cours de la 41e réunion du GPLF. Y assistaient les anciens membres du bureau et du conseil. Les élections pour le renouvellement du bureau ont donné les résultats ici rapportés :

Bureau

Présidente : Isabelle Desportes (Inserm 511, Paris),

Secrétaire : Anne Fleury-Aubusson (UMR CNRS 8080 Orsay)

Secrétaire Adjoint : Philippe Grellier (MNHN, Paris)

Trésorière : Geneviève Bricheux (UMR CNRS 6023 Clermont-Ferrand),

Commissaire aux comptes : Gérard Prensier (UM CNRS 6023 Clermont-Ferrand)

Conseillers scientifiques :

Sina Adl  (Dalhousie University, Canada),

Christian Amblard (UMR CNRS, Clermont-Ferrand),

Patrick Bastien (UMR CNRS 5093, Montpellier),

Franck Berthe (IFREMER, La Tremblade),

Catherine Braun-Breton (Institut Pasteur, Paris),

Michel Dollet (CIRAD, Montpellier),

Heinz Mehlhorn (Université de Düsseldorf, Allemagne),

Ali Ouaissi (IRD, Montpellier), Bhen Toguebaye (Université de Dakar, Sénégal),

Bernard Viguès (UMR CNRS, Clermont-Ferrand).

Présidents d'honneur :

George Bouix, Jean Génermont, Jean Grain, Pierre de Puytorac, Joseph Schrével, Christian Vivarès

Membres d'honneur:

           Sur proposition du bureau approuvée à l'unanimité, Guy Brugerolle (UMR CNRS 6023 Clermont-Ferrand) et Jean-Pierre Mignot (Clermont-Ferrand) sont nommés membres d'honneur à vie.

 

            Christian VIVARES, Président sortant, a fait un rapport sur l'état d'avancement du projet de Fédération des Sciences du Vivant (voir Fédération Réaumur) et Joseph Schrével a présenté une nouvelle mission du GPLF, en l'occurrence son implication dans la réalisation de documents audio-visuels destinés à l'enseignement et éventuellement à un public élargi. Le projet d'archivage des données sur supports multimédia, forme d'expression particulièrement attractive,  et sa réalisation sont détaillés ci-après par J. Schrével.

Le rapport financier présenté par Geneviève Bricheux fait apparaître le bilan positif de la trésorerie et des propositions ont été faites pour en faire bénéficier les étudiants soit sous la forme d'une "subvention" destinée à faciliter leur participation au congrés annuel, ou sous la forme de "prix" décerné à la meilleurs présentation (poster). Il est constaté que très peu de demandes sont faites en ce qui concerne la prise en charge des thésards aux congrés. La diffusion insuffisante de l'information aux directeurs de thèses est l'une des raisons à invoquer.

Nouveaux membres du GPLF et leurs parrains :

Solange BERTRANDY (R. Perasso, G. Bricheux),

Jean-François CARRIAS (C. Amblard, G. Bricheux),

Emmanuel CORNILLOT (N. Faye, C. Vivarès),

Christine DUPUY (F. Berthe, J. Bohatier), 

Céline FAJON (P. Bouchard, J. Bohatier),

Lamjed MANSOUR (C. Vivarès, G. Bricheux),

Viviane RAVET (P. Bouchard, J. Bohatier),

Catherine TEXIER (C. Vivarès, G. Bricheux).

 


41ème réunion annuelle du GPLF, retour menu

25-28 Mars,

Clermont-Ferrand

Organisation : Christian Vivarès et le laboratoire de Biologie des Protistes UMR CNRS 6023, Université Blaise Pascal, avec le concours du GDR CNRS Parasitologie et du Réseau génomique et génétique des protozoaires parasites

"Le monde des parasites : ses défis et ses cibles" était le thème principal de cette réunion conjointe du GPLF et de la 4ème Biennale de Parasitologie. Les protistes libres y firent également l'objet de conférences et de présentations. Près de 130 participants furent accueillis à la Maison de la Recherche dont la localisation intra-urbaine permit de bénéficier du charme des anciens quartiers de cette ville dominée par le Puy-de-Dôme. La plupart des communications affichées étaient regroupées dans une salle où le comité d'accueil nous fit déguster de fort agréables spécialités locales.

            L'intitulé des différentes sessions : Relations Hôte-parasite - Génomique comparative et fonctionnelle - Gènes et fonction - Biologie cellulaire - Protistes libres et écologie - Résistance, vaccins et thérapie - Evolution et phylogénie, reflète la diversité des approches et des réponses apportées par les intervenants.

            Les avancées récentes dans le domaine des stratégies parasitaires firent l'objet de quatre conférences. Les orateurs traitèrent des sujets suivants : 1. le rôle de l'interaction durable entre génômes des partenaires par pressions sélectives réciproques dans l'édification des sytèmes parasite-hôte (Claude COMBES); 2. la résistance conférée aux trypanosomes par un gène codant pour une protéine lysosomiale qui exerce un blocage sur le facteur trypanolytique humain (apoliporotéine L-I) par interaction entre  hélices alpha-N-terminale et alpha-C-terminale de l'une et l'autre protéine (Etienne PAYS); 3. l'identification des composants du glidéosome, appareillage impliqué dans les processus invasifs des Apicomplexes grâce notamment à l'accés à la séquence du génôme de Toxoplasma gondii. (Dominique SOLDATI); 4. l'intérêt potentiel en stratégie antiplasmodiale de la haute conservation au sein des plasmodies des gènes codant pour des protéines de surface impliquées dans la fécondation des gamétocytes femelles par les gamètes mâles (Andy WATERS).

Deux conférenciers traitèrent de problèmes relatifs aux protistes libres. La cladistique moléculaire, ses apports et ses limites dans la classification des protistes furent discutés et argumentés par Guy BRUGEROLLE; John DOLAN qui étudie les ciliés planctoniques à Villefranche-sur-mer, développa les arguments permettant d'établir une relation entre l'extrême diversité des Tintinnides dans des sites aussi éloignés que la baie de Chesapeake aux USA et la Méditerranée et celle de la taille du phytoplancton, nourriture de base de ces protistes dans ces mêmes localisations.

Ce congrès 2003 est  marqué par l’apport de la technique d’inactivation génique post-transcriptionnelle via l'ARN interférentiel (RNAi) à l'analyse fonctionnelle de gènes codant pour les protéines structurelles : les alpha, beta et gamma tubulines d'Entamoeba histoyitica (Laurence VAYSSIE, Inst. Pasteur, Paris), l'épiplasmine de Paramecium tetraurelia  (Sébastien POMEL, Clermont), ou les superoxyde dismutases qui confèrent aux trypanosomes leur résistance au choc oxydatif (Delphine GERBOD, Inst. Pasteur, Lille, ICP-Trop, Bruxelles). Réciproquement des résultats similaires sont apportés par la surexpression des gènes. Cette démarche a permis de différencier les fonctions des protéines ARLs des leishmanies, certaines (LdARL-34) impliquées dans la biogenèse du flagelle, d'autres ARL-1 dans la régulation de l'appareil de Golgi (A. SAHIN, Bordeaux); les effets de la surexpression d'un gËne codant pour une protéine SIR-2 (silent information regulator 2) suggère son implication dans l'apoptose (Baptiste VERGNES, IRD, Montpellier).

Tout un répertoire de gènes ou de protéines nouvellement identifiés a été présenté. Certains interviennent dans la virulence ou l'invasion :  le gène Tc52 deTrypanosoma cruzi (Edwin GARZON, Montpellier), la protéine PSLP1 des sporozoïtes et stades pré-érythrocytaires de Plasmodium yoelii  (Karine KAISER, New York),  la protéine RSP2 des formes jeunes (anneaux) de P. falciparum associée à la reconnaissance des érythrocytes (Yvon STERKERS, Inst. Pasteur, Paris), la protéase SUB2 qui présente à l'apex des mérozoïtes des Plasmodium , joue un rôle crucial dans l'invasion des érythrocytes (Jean-Christophe BARALE, Inst. Pasteur, Paris), la protéine BD37 des mérozoïtes Babesia divergens qui assure leur adhésion aux érythrocytes (Stéphane DELBECQ (Montpellier), deux  protéines kinases impliquées dans l'invasion : PKC chez les leishmanies (Rueda ALVAREZ, Nantes), PAK (EhPAK) chez Entamoeba histolytica  (Elisabeth LABRUYERE, Inst. Pasteur, Paris); une quatrième protéine de tube polaire (PTP4) qui ne présente aucune homologie avec celles déjà connues chez la microsporidie Encephalitozoon cuniculi  (Frédéric DELBAC, Clermont).

L'invasion ou son blocage peuvent être exercés par des protéines ou gènes de l'hôte. Olivier SYLVIE (Inserm 511) a ainsi démontré que la tétraspanine CD81, récepteur des hépatocytes au virus de l'hépatite C participe à l'infection de ces cellules par les spororozoïtes de Plasmodium falciparum et P. berghei (données publiées dans Nature). Par contre un locus de résistance TOXO-1 situé sur le chromosome 10 du rat LEW confère à celui-ci une résistance totale à la toxoplasmose (Marie-France CESBRON, CNRS, Grenoble).

La réponse immunitaire induite par les plasmodies est analysée le plus souvent chez l'hôte vertébré (homme, souris). Elle est étudiée chez le vecteur par Catherine BOURGOIN (Inst. pasteur) dont les résultats suggèrent que la spécificité de Plasmodium falciparum vis-à-vis d'Anopheles gambiae dans les conditions naturelles tient à sa capacité d'inactiver le système immun de ce moustique contrairement à ce qui est observé avec P. berghei. Dans une communication affichée, le même groupe rapporte une autre observation confortant l'adaptation de cette plasmodie à son hôte naturel : la répression lors du repas sanguin de l'expression d'un gène (55Ydé) codant pour une carboxypeptidase est partiellement levée lorsque P. falciparum est présent dans le tube digestif du moustique, ce qui n'est pas le cas avec P. berghei.

Deux communications font état d'observations intéressantes sur Trichomonas vaginalis : sa détection dans les lavages broncho-alvéolaires d'un pourcentage élevé de patients atteints de SIDA (60%) et son association dans 100% des cas avec Pneumocystis qui faciliterait son implantation dans les alvéoles pulmonaires (Eric VISCOGLIOSI, Institut Pasteur, Lille). Ce même groupe montre que l'apoptose, inductible par certains facteurs chez ce protiste, pose le problème de la mort cellulaire chez les protistes dépourvus des mitochondries et protéines généralement impliquées dans ce processus (caspases, protéine AIF).

Innovations  technologiques :

            - Bioinformatique : un premier atelier sur les ontologies (du gène à l'expression des protéines) en Parasitologie a été animé par Emmanuel CORNILLOT.

            - Microscopie laser biphotoniques : En mode biphoton, et contrairment à la microscopie confocale classique, l'excitation effective des fluorochromes est rstreinte au point focal, ce qui limite la détérioration des échantillons observés. Ce procédé a notamment permis de suivre en trois dimensions l'entrée des parasites dans les cellules et d'en analyser les mécanismes comme l'ont montré les images présentées par Nancy GUILLEN sur l'invasion tissulaire par Entameoba histolytica.

            Ces données fragmentaires reflètent de façon trop imparfaite la densité et la qualité de l'information échangée au cours de ce congrès. J'aimerais pour conclure évoquer les premiers essais de détection des myxosporidies par la PCR (SRI WIDADA, IFREMER, Montpellier). En effet, comme d'autres données relatives aux microsporidioses et myxosporidioses de poissons, ils ont motivé la venue d'une aquacultrice confrontée aux pertes économiques consécutives à ces parasitoses. Cette démarche atteste de l'intérêt suscité par nos congrès pour les spécialistes comme pour ceux désireux de les rencontrer.

Les résumés des présentations seront publiés dans le Journal of Eukaryotic Microbiology  (volume 51, 2004)

                                                                                  Isabelle DESPORTES, Anne FLEURY

 


EMBO Workshop on "Pathogenesis of amoebiasis retour menu

            Du 19 au 21 mai 2003 s'est  déroulé à l'Institut Pasteur de Paris, le EMBO Workshop sur "Pathogenesis of amoebiasis: from genomics to disease". Organisé d'une main de maître par le Dr. Nancy GUILLEN (chef d'unité à l'Institut Pasteur), il a réuni dans une atmosphère chaleureuse, plus de 90 chercheurs issus de contrées directement concernées ou non par la dysenterie et l'abcès hépatique amibiens (Inde, Bangladesh, Mexique, Israël, France, Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, Suède, Etats-Unis, Canada, Cuba, Japon).

            Chaque journée était consacrée à une section dense, rythmée par 3 sessions de présentations orales entrecoupées par une session de posters. La durée de chaque présentation (30 min) a permis aux orateurs de développer leurs travaux et fournir les données les plus récentes tout en promouvant la discussion avec l'auditoire.

Section "Organisation du génome et perspectives liées au séquençage".

L'état d'avancement du projet de séquençage du génome chromosomique d' E.histolytica (complet) et de 4 autres espèces (partiel) a été présenté par les équipes du Sanger Institute et du TIGR. Une annotation semi-automatique du génome d' E.histolytica après assemblage est en cours. D'ores et déjà, les données actuelles ont révélé l'existence de 5 grandes familles de gènes codant pour des protéines uniques porteuses de répétitions internes riches en cystéine ou en leucine, protéines qui pourraient être impliquées dans la transduction de signaux cellulaires, l'adhérence, ou d'autres fonctions inconnues à ce jour.

            La comparaison génomique de E.histolytica (i) avec d'autres protistes suggère une structure génomique complexe et répétitive, (ii) avec E. dispar révèle divers degrés de synthénie, et (iii) avec d'autres organismes supporte l'existence d'un transfert génétique horizontal tout en séparant E.histolytica des branchements plantes, animaux ou champignons. En outre, une présentation orale indépendante (M. HOFER, Autriche) indiquait une origine bactérienne pour 15% de gènes d'enzymes d'E.histolytica (dont la moitié impliqués dans les voies de biosynthèse des acides aminés).

            Plusieurs interventions ont actualisé les différences génétiques entre E.histolytica et E.dispar notamment (E. TANNICH, Allemagne), en détaillant la complexité structurale et le polymorphisme de portions du génome - gènes répétés comme Ehssp1 (A. BHATTACHARYA, Inde), clusters de gènes d'ARNt et gènes ARN 5S, représentants de familles de gènes (J. SAMUELSON, USA) dont ceux des cystéine protéases (I. BRUCHAUS, Allemagne) - ou en identifiant des gènes restreints à l'espèce E.histolytica via biopuces (U. SINGH, USA).

Section "Regulation de l'expression des gènes au cours de la pathogénèse".

            Pour la première fois a été réussie la mise sous silence ("gene silencing") épigénétique du gène de l'amoebopore Ehapa-a, de mécanisme transcriptionnel, et les caractéristiques de ce phénomène (en cours d'étude) impliqueraient la méthylation de l'ADN (D. MIRELMAN et R. BRACHA, Israël). Des résultats préliminaires encourageants ont été obtenus sur cobaye en utilisant les trophozoïtes vivants atténués. Egalement pour la première fois, l'approche RNAi a été appliquée avec succès chez E.histolytica, comme outil d'étude de la dynamique du réseau microtubulaire (L. VAYSSIE, France).

            Des données nouvelles en relation avec l'expression phénotypique de la virulence ont concerné (i) l'URE3-binding protein en tant que facteur de transcription calcium-dépendant vis-à-vis de la chaîne lourde de la Gal/NAcGal lectine (hgl5) et de la ferridoxine 1 (fdx) voire d'autres protéines (G. GILCHRIST, USA); (ii) la découverte et la caractérisation d'une nouvelle protéine facteur d'échange de guanine chez E.histolytica (Eh-GEF1), les GEF étant des régulateurs majeurs de l'activation des sGTPases (A. AGUILAR, Mexique); (iii) la caractérisation fonctionnelle de complexes protéiques avec certaines sGTPases cruciales dans le processus de phagocytose du parasite (T. NOZAKI, Japon).

            Un nouvel éclairage sur l'origine primitive probable mitochondriale du "kinetoplast-like organelle" et du mitosome (identifié également chez d'autres protistes) a été fourni par des équipes indépendantes (E. OROZCO, Mexique, J. TOVE, R.U) ; si la biogenèse nucléaire du premier est apparue évidente; l'existence ou non d'un génome propre au mitosome et les relations entre ces deux structures contenant de l'ADN ne sont pas encore résolues.

Section "Biologie cellulaire et voies de signalisation"

            Les temps forts de cette dernière session furent nombreux. La comparaison des voies de la réponse inflammatoire intestinale induite par E. histolytica versus Shigella flexneri est apparue une approche intéressante concernant l'étude de la pathogénie amibienne humaine (S. STANLEY, USA). Les processus biologiques cellulaires consécutifs à l'interaction sucres- Gal/NAcGal lectine d'E.histolytica (adhésion, cytotoxicité, endocytose de la cellule hôte apoptotique et invasion) ont été actualisés de façon détaillée et didactique ; l'utilisation potentielle de la lectine comme vaccin a fait l'objet de communications aux résultats encourageants (W. PETRI, U.K.). Plusieurs études ont concerné la régulation par cette même lectine d'effecteurs de la réponse immune et de l'inflammation, tels que les récepteurs Toll-like macrophagiques (S. KAMMANADIMINTI, Canada). Les mécanismes cellulaires d'immunosuppression locale dans l'abcès amibien hépatique humain ont été également appréhendés (J. VENTURA, Mexique).

            Une approche originale de la coordination entre adhésion et mobilité sur entérocytes et sur foie de hamster par analyse des mouvements amibiens en deux dimensions suggère le rôle crucial de la Gal/NAcGal lectine dans les déplacements du trophozoïte au niveau des hépatocytes (N. GUILLEN, France). Citons également la découverte du pouvoir chimiotactique du TNFalpha et l'existence probable d'un récepteur amibien (E. LABRUYERE, France), le besoin d'une activité cystéine protéase pour la survie du parasite in vivo (A. OLIVOS, Mexique).  Enfin, une étude prospective menée sur une cohorte d'enfants au Bangladesh a identifié une association potentielle entre un haplotype HLA classe II et la protection contre l'infection intestinale à E.histolytica  (R. HAQUE, Bangladesh).

            La diversité des thèmes et l'avancée encore modeste des connaissances offrent de nombreux challenges pour répondre aux questions :

Ce protozoaire est-il vraiment clonal ? S'il ne l'est pas, existe-t-il des clades différentiels entre la capacité d'invasion (invasivité) et le tropisme tissulaire?

            Comment le parasite cause-t-il la maladie ?

            Existe-t-il une différence génétique des individus dans la susceptibilité à l'amibiase? Si oui, quels sont les gènes responsables ?

            Est-ce que l'interaction hôte-parasite (i) altère l'expression de gènes du parasite et de l'hôte, (ii) détermine l'invasivité ?

            Quelles sont les parts respectives de l'immunité innée et de l'immunité acquise (en quoi sont-elles importantes) pour la protection contre l'infection amibienne ?

                                                                                  Emmanuelle BART-DELABESSE

                                               Parasitologie et Mycologie, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris

 


Le point sur la Fédération Réaumur retour menu

            Ce projet de regroupement, détaillé par Christian VIVARES dans le précédent  Bulletin, a fait l'objet de plusieurs courriers adressés au bureau et au conseil. Seuls les points marquants sont ici évoqués.

            Une nouvelle réunion a eu lieu le 4 avril en vue de faire le point sur la position des 8 sociétés représentées (SFµ, SBCF, SFBBM, SFBD, SFGénétique, SFB, club exo-endocytose, GPLF) vis-à-vis de la mise en place d'une Fédération des Sciences du Vivant, rebaptisée Fédération Réaumur afin d'inclure sous un même intitulé les approches biologiques et physiques. Le financement d'un secrétariat commun ayant rencontré la forte résistance de quatre des huit sociétés, un regroupement limité à un an, sur la base d'une cotisation d'un euro par membre de chaque société a été proposé. Cette année de lancement destinée à amorcer un mouvement plus large avait pour objectifs la mise en place d'un portail Internet commun et l'aménagement des statuts. Compte tenu du montant raisonnable de cette participation nous nous proposions de souscrire à ce projet de regroupement qui permettait de tester les possibilités offertes par la Fédération.

            Dans un courrier envoyé le 3 Juin, Pierre Jurdic, vice-président de la SBCF,  nous a fait savoir que ce programme était modifié suite à des discussions ultérieures entre la SFµ et la SFCF qui ont décidé : i) l'annulation de la réunion des trésoriers qui, prévue le 5 Juin,  était destinée à définir le montant de la participation de chaque société; ii) le regroupement dans l'immédiat des seules sociétés désireuses de disposer d'un secrétariat commun; iii)  la reprise dès la rentrée de Septembre du projet de Fédération élargi à toutes les sociétés intéressées.

                                                                       Isabelle DESPORTES et Anne FLEURY



Cédéroms et Protistologie : une chance à saisir retour menu

        Le Muséum National d'Histoire Naturelle vient de se doter de deux nouvelles directions : La Direction de l'Enseignement et la Direction de la Diffusion des Connaissances. L'un des objectifs est de saisir sous une forme informatisée les documents originaux issus des recherches des scientifiques mais aussi de retracer à partir de documents variés y compris les photographies, la chronologie des étapes de la vie des principaux scientifiques du siècle dernier.  Le moyen simple et économique est la production d'un document cédérom de 8 à 10 minutes sur un sujet donné. D'une façon générale, l'illustration avec des légendes concises peut retracer par exemple dans le cas de la Protistologie, les étapes d'un cycle de développement, les caractères biologiques, physiologiques ou écologiques d'un groupe défini. Par des séries de plan-photos, avec par ailleurs des plans d'animation, il est possible soit d'imprimer les plans intéressants, soit de réaliser des fascicules d'accompagnement. Le sujet proposé intègre les informations scientifiques allant des connaissances générales aux données les plus récentes. Dans la mesure du possible, les documents doivent être originaux afin d'éviter les questions de copyright. L'avantage de la formule est de pouvoir assurer des versions dans les langues de choix.

            Le MNHN est soucieux d'apporter la référence de qualité de l'établissement et il est certain que le GPLF avec ses équipes universitaires et de recherches représente un partenariat idéal pour promouvoir la protistologie française, non seulement au niveau des universités mais d'un grand public, en France comme à l'étranger. Les modalités de diffusion sont en voie de règlement. La liste ci-dessous constitue un premier exemple de réalisation;  le MNHN et le GPLF seraient ravis d'examiner vos propositions de scénario.

            Les déclarations d'intention  peuvent être envoyées par courrier électronique afin de transmettre les modalités pratiques :

 -   Muséum National d'Histoire Naturelle

            USM504 "Biologie fonctionnelle des Protozoaires

            schrevel@mnhn.fr

            grellier @mnhn.fr

-   Groupement des Protistologues de Langue Française

            desporte@ext.jussieu.fr (jusqu'à janvier 2004)

            desportes@mnhn.fr

            anne.fleury@bc4.u-psud.fr

            En espérant avoir le plaisir de recevoir vos réactions et surtout vos propositions

Joseph SCHREVEL                                                                                  Isabelle DESPORTES

Directeur de l'Enseignement                                                                     Présidente du GPLF

MNHN

Cédéroms - MNHN - Enseignement supérieur

            * Cycle biologique de la coccidie Coelotropha durchoni

               E. Vivier & E. Henneré - Versions française et anglaise

            * Microsporidies  I.  Organisation

               G. Bouix  - Versions française

            * André Lwoff (1902-1994) : Prix Nobel de Médecine et                               

              protistologue

               M.O. Soyer-Gobillard & J. Schrével  - Versions française et anglaise

            * Edouard Chatton (1883-1947) : un grand protistologue du 20ème

           siècle

               M.O. Soyer-Gobillard & J. Schrével - Versions française et  anglaise

            En préparation :

         * Les Flagellés Parabasalia

            G. Brugerolle

 



Soutenances  de thèses  (2002-2003) retour menu

Effet du Diuron sur les populations microbiennes aquatiques d'un milieu récepteur potentiel, étude expérimentale en microcosme de laboratoire. Caractérisation à l'aide de techniques de Biologie moléculaire.

SUMPONO - Laboratoire de Biologie des Protistes, Université Blaise Pascal (Clermont II). Thèse soutenue  le 13 février 2002. Directeur de Thèse : Jacques Bohatier

            Une approche expérimentale et prospective de l'impact du Diuron (herbicide de type phénylurée) sur les communautés microbiennes des milieux aquatiques a été effectuée. Ce xénobiotique peut en effet, après lessivage des sols, se retrouver dans ces écosystèmes et en perturber le fonctionnement. Les études ont été réalisées en microcosmes de laboratoire conçus de manière à mimer le fonctionnement du dispositif d'épuration le plus proche des écosystèmes aquatiques naturels : le "lagunage naturel".

            Un contrôle des principaux paramètres physicochimiques (pH, oxygène dissous, teneurs en N-NH4+, N-NO3-, P-PO43-) et fonctionnels (rendements épuratoires, activités enzymatiques microbiennes) des microcosmes ayant reçu une pollution ponctuelle par le Diuron (10 mg/l), une étude sur le devenir du xénobiotique et de son effet sur les populations phytoplanctoniques ont été effectués. Différentes techniques de Biologie moléculaire permettant de discriminer de manière caractéristique les microorganismes et d'étudier les dynamiques des populations bactériennes ont été appliquées : FISH et TTGE pour l'analyse de la structure et de la diversité du compartiment bactérien; hybridation sur colonies et PCR compétitive pour la quantification du genre Aeromonas.

            Les résultats montrent que le Diuron provoque une diminution de la concentration en oxygène dissous avec pour conséquences une perturbation du processus de nitrification et une augmentation en PO43- dissous. Une augmentation du nombre des bactéries totales peut être observée deux semaines environ après le traitement au Diuron, qui peut s'expliquer par une libération de molécules organiques par les phototrophes sous l'action de l'herbicide. Les analyses par FISH font ressortir que les proportions des sous-classes alpha, beta, gamma des Protéobactéries ne sont pas affectées par le Diuron, alors que les bactéries du phylum Cytophaga-Flavobacterium-Bacteroides  présentent une diminution significative. Les Aeromonas totaux dénombrés par hybridation sur colonies et par PCR compétitive ont un comportement parallèle à celui des bactéries totales. Les analyses par TTGE montrent que l'introduction du Diuron conduit à des modifications significatives de la diversité des communautés bactériennes 48 heures après l'introduction du xénobiotique. Le séquençage de bandes d'ADN traduisant ces changements indique que les groupes perturbés sont les alpha et beta protéobactéries, le phylum Cytophaga-Flavobacterium-Bacteroides ainsi que les Actinomycétales.

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Caractérisation et Expression de Proto-oncogènes "Myb-like" chez les Unicellulaires Ciliés.

Tie YANG - Laboratoire de Biologie Cellulaire 4, UMR C8080, Université Paris XI, 91405 Orsay. Thèse soutenue le 12 avril 2002. Directeur de thèse : R. Perasso

            Dans ce travail, deux gènes de la famille myb ont été clonés et caractérisés chez deux protistes ciliés, Euplotes et Sterkiella (autrefois nomméOxytricha). Le gène d'Euplotes est appelé emyb1 et celui de Sterkiella, omyb1. Les gènes myb sont très largement répandus chez les animaux et les plantes. Ils ont tout d'abord été identifiés chez les vertébrés comme des proto-oncogènes. Ils codent pour des protéines Myb qui sont des facteurs de transcription qui régulent la prolifération et différenciation cellulaires. Chez les plantes, les protéines Myb interviennent dans des activités cellulaires variées, comme le métabolisme cellulaire, la morphogenèse, la formation des tissus et la prolifération et différenciation cellulaires. Le trait le plus caractéristique des protéines Myb est qu'elles présentent un domaine de liaison à l'ADN constitué de plusieurs répétitions d'environ 50 acides aminés appelées motifs myb. Le nombre de répétitions est de trois chez les animaux. Chez les plantes, ce nombre est soit de deux (la grande majorité) ou de trois également (une minorité).

            L'étude des deux gènes de ciliés a révélé que, dans ce groupe,  existent des gènes à deux répétitions (type R2) et des gènes à trois répétitions (type R3). Le gène emyb1 ne contient que deux motifs alors que omyb1 en présente trois. L'analyse phylogénétique a montré que les deux gènes myb de ciliés appartiennent clairement à la même famille que ceux des plantes et des métazoaires. Le niveau d'expression de emyb1 varie entre cellules matures (aptes à la conjugaison) et cellules immatures. Les résultats suggèrent que ce gène pourrait intervenir dans la régulation du cycle cellulaire et dans la maturation cellulaire.

            D'autres études menées avec des oligonucléotides antisens suggéraient également un rôle possible dans le développement du macronoyau dans les cellules ex-conjugantes. Chez Sterkiella, l'expression de omyb1 est augmentée chez les cellules soumises au jeûne. Cette réaction au stress, pourrait être à l'origine du déclenchement du processus d'enkystement, en réaction aux conditions défavorables pour la cellule. Un autre gène impliqué dans le mécanisme de la transcription est le gène rpb9, qui a été identifié sur le même mini-chromosome que omyb1. Il est possible que chez les ciliés hypotriches, cette situation ne soit pas sans signification biologique. La coexistence de ces deux gènes sur un même mini-chromosome faciliterait la régulation d'une transcription concertée en vue d'optimiser leur activité. Les ciliés constituent un phylum d'unicellulaires qui se distinguent des autres protistes par, entre autre, leur dimorphisme nucléaire. Les mécanismes moléculaires de la régulation de la transcription et ceux du contrôle du cycle cellulaire sont très peu connus chez les ciliés. Ce travail, sur les gènes myb et rpb9, apporte des informations qui contribuent à mieux comprendre comment fonctionnent ces réseaux de régulation, et comment ils ont évolué jusqu'à ceux, mieux connus, des métazoaires.

A. Baroin-Tourancheau, L. Morin, T. Yang, R. Perasso. Messenger RNA in dormant cells of Sterkiella histriomuscorum (Oxytrichidae): Identification of putative regulatory gene transcripts (1999). Protist, 150, 137-147.

T. Yang, R. Perasso, A. Baroin. Myb genes in Ciliates: a common origin with the myb proto-oncogene ? Soumis

T. Yang, C. Moch, A. Baroin-Tourancheau, R. Perasso.

Gene-size molecules in Hypotrichís macronucleus is not the rule: the case of myb and rpb-9 genes in Sterkiella. Soumis

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Cytotoxicité et séquestration cérébrale des lymphocytes TCD8+ dans la pathogenèse du neuropaludisme : Rôle des interactions chimiokine/ chimiorécepteur

Josianne NITCHEU - INSERM U511, Immunobiologie Cellulaire et Moléculaire des Infections Parasitaires, CHU Pitie-Salpêtrière, Université Pierre et Marie Curie, 91 Boulevard de l'hôpital, 75013, Paris. Thèse soutenue le 18 décembre 2002. Directeur de thèse :  Dominique Mazier

            Dans le cadre de l'étude des mécanismes impliqués dans la pathogenèse du neuropaludisme, nous avons analysé le rôle des lymphocytes T dans le modèle murin de neuropaludisme induit par Plasmodium berghei ANKA (PbA).

            Nous avons montré que la séquestration cérébrale des lymphocytes T CD8+ cytotoxiques caractérisés par le phénotype mémoire CD69+CD44+CD62L-joue un rôle clef dans l'induction de la pathologie. Les souris déficientes pour la molécule perforine (PFP KO) sont totalement résistantes au neuropaludisme, et ne développent pas de lésions cérébrales, bien que les lymphocytes T CD8+ soient séquestrés dans le cerveau de ces souris. Le neuropaludisme est induit chez les souris PFP KO après transfert adoptif des lymphocytes T CD8+ provenant de souris sauvages infectées, qui s'accumulent dans le cerveau des souris receveuses. Les lymphocytes T CD8+ séquestrés présentent un profil de migration caractérisé par  par l'expression des chimiorécepteurs CCR-5, CCR-2 et CXCR-3. D'autre part, les interactions chimiokine/chimiorécepteur semblent jouer un rôle majeur dans ce phénomène de séquestration. En effet, nous avons mis en évidence un retard dans l'apparition des signes cliniques du neuropaludisme chez les souris déficientes pour le récepteur CCR-5. De plus, l'expression des chimiokines correspondant aux chimiorécepteurs exprimés par les lymphocytes T CD8+ séquestrés est induite dans le cerveau des souris susceptibles après infection, en particulier CCL3, 4, 5, 7, 8, CXCL9, 10 et 11.

            Chez les souris déficientes pour l'IFN- la résistance au neuropaludisme est associée à l'absence de séquestration de lymphocytes TCD8+ et à une diminution importante  de l'expression de ces chimiokines dans le cerveau. Le traitement des souris à l'aide d'anticorps neutralisants anti-CXCL10, chimiokine majoritairement exprimée dans le cerveau des souris au moment du syndrome neurologique, confère une protection à 50 % des souris corrélée à une diminution de la séquestration de lymphocytes T CD8+. L'ensemble des résultats présentés dans cette étude ouvre des perspectives intéressantes pour, via la modulation de l'expression des chimiokines, prévenir ou limiter le développement du neuropaludisme.

J. Nitcheu, O. Bonduelle, Ch. Combadiere, M. Tefit, D. Seilhean, D. Mazier, B. Combadiere. Perforin-dependant brain-infiltrating cytotoxic CD8+ T lymphocytes Mediate Cerebral Malaria Pathogenesis.

J Immunol. 2003, 170(4):2221-2228.

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Etude par mRNA Differential Display de l'enkystement et de la vie kystique du cilié Sterkiella histriomuscorum : caractérisation d'une Ca++ATPase et implication de l'ion calcium dans la signalisation du dékystement

Rachel LESCASSE - Laboratoire Biologie Cellulaire 4, Université Paris XI, Orsay, France. Thèse soutenue le 30 Avril 2003.  Directeurs de thèse : Roland Perasso et Anne Baroin-Tourancheau.

            Le cycle d'enkystement-dékystement du cilié Sterkiella histriomuscorum, induit par l'absence de nourriture, constitue un excellent modèle unicellulaire eucaryote de différenciation cellulaire. En effet, l'enkystement correspond à une phase de profonde dédifférenciation cellulaire. La recherche des gènes exprimés de façon différentielle au cours de l'enkystement et de la vie kystique a été effectuée par mRNA differential display. Ce travail a montré que l'enkystement et la maturation du kyste sont associés à l'accumulation de transcrits, suggérant leur implication ultérieure lors du dékystement. Parmi quatre gènes caractérisés, l'un code une Ca++ ATPase de la famille IIB. Ces protéines, impliquées dans le contrôle de l'homéostasie calcique, peuvent être localisées dans la membrane plasmique ou dans celle de compartiments intracellulaires stockant les ions calcium. Un anticorps spécifique de cette protéine est en cours de réalisation, ce qui permettra de déterminer sa localisation cellulaire. La fonction de cette protéine a été abordée, via la complémentation fonctionnelle de différents mutants de levure.

            Nous avons montré qu'une augmentation artificielle de la concentration calcique intracellulaire dans des kystes induit le processus du dékystement en absence de tout stimulus naturel, ce qui suggère fortement une implication de l'ion calcium comme second messager lors du dékystement. Les essais préliminaires permettant la visualisation d'éventuels flux calciques lors du dékystement au moyen d'une sonde fluorescente sont décrits. Par analogie avec la fécondation chez les pluricellulaires, un modèle des mécanismes mis en oeuvre lors de la sortie de dormance chez les unicellulaires est proposé. Par ailleurs, une compilation des gènes de S. histriomuscorum (dont les quatre caractérisés au cours de cette étude) nous permet d'apporter des données nouvelles sur la structure des gènes macronucléaires et l'organisation génomique en mini-chromosomes de cet organisme.

 


Informations générales retour menu

Futures réunions - séminaires - congrès

- VIII International Workshops on Opportunistic Protists and The International Conférence on Anaerobic Protists (IWOP-8/PCAP) - Hilo Hawaian Hotel, Hawai USA

25-29 Juillet 2003

 - Congrés de la Société Française de Parasitologie Paris, Décembre 2003

 - 42ème Réunion du GPLF (2004)

            Michel DOLLET a été pressenti pour l'accueil à Montpellier la prochaine réunion du groupement.  Il prend actuellement contact avec différentes équipes montpelliéraines en vue de leur éventuelle participation à l'organisation de cette réunion.

            Par ailleurs, nous avons reçu une proposition de Sina ADL pour organiser le congrès 2004 à Halifax avec six autres équipes (Andrew Roger, Alastair Simpson, Ford Doolitle, John Archibald, Bob Lee) auxquelles s'adjoindraient le groupe de Gary Saunders (phylogénie et biologie des algues),  tous les Montréalais  ainsi que Pat Keeling et Brian Leander de Vancouver.

            Les protistes posent souvent des problèmes spécifiques pour lesquels seuls les spécialistes du groupe considéré possèdent un élément de réponse. Ainsi, nous sommes souvent confrontés à des problèmes d'identification d'espèces, de recherche de souches, d'adaptation de techniques à tel ou tel modèle, etc. Dans le même ordre d'idées, nous recevons tous périodiquement des demandes de toutes provenances, allant de la recherche d'information ou de matériel à des fins pédagogiques jusqu'à l'identification de la microfaune dans un biotope particulier (voir par exemple la lettre ci-dessous, transmise par Geneviève Bricheux).

            Trouver la solution de tels problèmes ponctuels nécessite souvent une compétence de plusieurs années (voire plusieurs décennies). Afin de mettre en place un espace de discussion, et d'optimiser les réponses potentielles aux questions posées, nous proposons de mettre en place sur le site du GPLF une rubrique «Questions sur les protistes» qui serait mise à jour au gré des demandes. En attendant que cette rubrique se matérialise, vous trouverez ci-dessous une demande en cours. Merci d'adresser vos réponses au bureau qui transmettra.

Question au GPLF retour menu

Céline MANDIN,

(Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes, 44 Carquefou)

Madame, Monsieur

            Je suis stagiaire au Ctifl (centre d'expérimentation en culture légumière). Je travaille sur le recyclage des eaux de drainage de cultures de tomates hors sol, leur désinfection par différents procédés : chloration et biofiltration ainsi que sur la lutte biologique par l'utilisation de champignons antagonistes.

            Nous souhaiterions caractériser la microfaune du sol. En effet de nombreuses études soulignent le rôle des protozoaires au sein de la rhizosphère et leur présence potentielle au sein du biofiltre.

            Nous aimerions savoir si des protozoaires sont présents au sein de notre biofiltre et en sortie du biofiltre et déterminer quelles actions ils ont sur le film bactérien.

            Merci de me répondre sur la faisabilité de ces déterminations et de m'envoyer un devis d'analyses au cas où ces dernières seraient réalisables.

            Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

                                                                                                                      C. M.