EDITORIAL :
Ce numéro a pour but essentiel d’une part de susciter des réflexions quant au devenir de notre Groupement et, d’autre part, de vous rappeler une date importante et proche, celle de notre 41ème réunion associée à la 4e Biennale de Parasitologie.
Toutes les sociétés de Biologie de taille modeste ont des problèmes touchant non seulement au nombre d’adhérents mais aussi, et surtout, au nombre de participants aux réunions. Les raisons en sont multiples : accès aux connaissances par internet, communication rapide par messagerie électronique, étant donné la masse de connaissances tendance à participer à des réunions à sujets très étroits etc… Il faudrait, sans doute y rajouter, pour certains laboratoires, des finances faibles amenant à choisir soigneusement les congrès. Ceci aboutit à une communauté qui existe toujours mais aux liens qui deviennent virtuels.
Lors de notre 40e réunion à La Rochelle, nous fûmes une cinquantaine y compris les organisateurs (à ce propos qu’il me soit permis de remercier à nouveau Franck Berthe et son équipe). Lors de l’assemblée générale, la discussion s’est engagée à propos du devenir de notre GPLF. Doit-il rester un " club " ? Comment attirer les jeunes chercheurs et les fidéliser ? Doit-on changer le rythme de nos Réunions ? Nous avons tous promis d’y penser et de faire des propositions. Il est temps de concrétiser. D’autant plus qu’une réunion a eu lieu le 2 octobre dernier réunissant quelques représentants de sociétés. La prochaine réunion de ce groupe de travail, auquel j’ai participé en votre nom, aura lieu très bientôt, le 27 novembre prochain. Si la lecture du compte-rendu rédigé par P. Jurdic de la SBCF appelle quelques commentaires ou suggestions, n’hésitez pas à m’envoyer un message.
C’est avec cet état d’esprit d’ouverture que notre 41e réunion aura lieu en association avec la 4e biennale de Parasitologie à Clermont-Ferrand et que les Auvergnats auront la joie de vous accueillir. Comme vous le constaterez, nous avons réduit les frais d’inscription à la couverture des frais de base tels que les repas de midi et le dîner convivial. Les subventions devront couvrir les autres frais tels que ceux des invités. Afin que des jeunes collègues participent à notre réunion, je rappelle que quelques bourses de participation aux frais, sur justifications, seront accordées. Il est urgent d’en faire la demande, dès réception de ce bulletin. Enfin, je rappelle que les abstracts seront publiés dans The Journal of Eukaryotic Microbiology dans le premier numéro de l'année 2003 mais qu'ils seront sur le serveur du GPLF dès le mois de Juillet 2003, et sur celui de la Society of Protozoologists, courant Octobre 2003.
Vous trouverez également dans ce numéro des compte-rendus de réunions ayant lieu au Sanger Institute, Hinxton (UK) concernant les projets de séquençage des protistes parasites et à Vancouver (Canada) concernant l’ISEP. Enfin, une annonce à propos de la remise du grade de Docteur Honoris causa, le 5 décembre prochain à Paris à notre très cher collègue et ami, Miklos MULLER de l’université Rockefeller de New York.
Ce numéro, GPLF Info 12, à la fois sous les formes papier et électronique, est envoyé aux adhérents et aux autres afin qu'ils nous rejoignent. Prière de renouveler votre adhésion ou d'adhérer rapidement. Merci.
Venez nombreux au printemps à Clermont-Ferrand. Bon et fructueux travail, nous attendons les résumés.
Bien cordialement. Christian VIVARES
Rencontre préparatoire
à la mise en place d'une fédération de sociétés
savantes des sciences du vivant (2/10/2002, Institut du Fer à Moulin
(Paris))
Représentants:Société de Biologie cellulaire de France (SBCF )C. Sardet, Pdt, T. Galli, Très., P. Jurdic, VPdt
Société Française de génétique:G. Buttin, Président, G. Fougeron, Secrétaire générale
Société Française de Biologie du développement (SFBD): J.A. Lepesant, Président
Société
Française de Biologie: J.F. Petit, représentant le
Président
Clug Exocytose-Endocytose: T. Galli
Société Française d'endocrinologie: excusée
G. Buttin, pour la société de génétique, insiste sur cet aspect de force de proposition car les généticiens sont au premier rang des interpellés pour des questions de société concernant le clonage ou les OGM,....
D'autre part, une fédération conséquente pourrait aussi ultérieurement attirer d'autres sociétés savantes plus grosses et mieux structurées.
Pour une approche pragmatique et constructive les participants se proposent d'aborder la construction d'une fédération en mettant en commun leurs moyens pour créer un secrétariat. Cette fédération serait une entité indépendante avec les sociétés qui cotisent. Le secrétariat s'occuperait des points suivants pour les sociétés:
L'ensemble des ressources financières mises par toutes nos sociétés représentées ici est estimé à environ 135 000 € annuels, ce qui permettrait de rémunérer ce secrétariat.
Se pose le problème de l'hébergement d'une telle structure. Compte tenu de l'implantation actuelle de nos sociétés, le campus de Jussieu pourrait être le lieu idéal. Cependant la SBIRE vient d'aménager des locaux aux Saint-Pères, ce qui pourrait être un autre lieu d'accueil. Dans tous les cas une négociation sera nécessaire entre sociétés et avec les établissements concernés.
Il faudra trouver un nom pour cette association et il est proposé : FFSV (Fédération Française des sciences du vivant; mais ce sigle est déjà pris!); FFSB (Fédération Française des sciences biologiques) mais pourquoi pas FSVF (Fédération des sciences du vivant de France), FFSSV ou F2S2V (Fédération Française des Sociétés Savantes du Vivant), et d'autres.
Pour avancer sur ces propositions il est décidé de se revoir afin de créer un groupe de travail notamment sur les statuts de la fédération, définir son mode de fonctionnement, et proposer des modalités pratiques d'avancement du projet. Ce résumé ainsi que l' ordre du jour de la prochaine réunion seront envoyés à d'autres sociétés non contactées pour l'instant (immunologie, microbiologie,..).
Proposition d'ordre du jour de la prochaine réunion
(le Mercredi 27 Novembre à l'Institut du fer à Moulin): création
d'un groupe de travail pour définir les statuts de l'association
et mener les négociations ; mise au point d'un calendrier ; questions
diverses.
C’est avec plaisir que nous avons appris que Miklos MULLER recevrait le 5 Décembre prochain, dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, à 16h30, les insignes de Docteur Honoris causa de l’université René Descartes-Paris 5. Cet honneur rejaillit sur notre société car il est membre depuis de très nombreuses années du GPLF
Un séminaire scientifique est organisé dans la Salle des Actes de la Faculté de l'Observatoire leVendredi 6 Décembre entre 10H et 12H avec la participation d' Hervé Le Guyader et de J. Schrevel. Miklos Muller fera un exposé d'une demi-heure intitulé : "Parasites unicellulaires sans mitochondries : métabolisme chimiothérapie et évolution".
Professeur à l’université Rockefeller de New York, il a consacré sa vie scientifique à la biochimie et au métabolisme des Protozoaires amitochondriaux, études couronnées par une hypothèse sur le " monde hydrogène " parue dans le journal Nature, il y a quatre ans. Homme de rigueur scientifique, très chaleureux dans ses contacts humains, il a été et est toujours un modèle pour les protistologues et les parasitologistes..
Venez nombreux le féliciter ! ! !
14th meeting of the International
Society for Evolutionary Protistology (ISEP),
Vancouver (Canada) 19 au 24
juin 2002
Cette rencontre qui rassemblé environ 90 participants, s’est déroulée autour de 32 présentations orales et 22 affiches. Trois des présentations ont eu lieu dans le cadre d’un symposium sur l’évolution des protistes parasites (financé par le fond d’aide à la recherche Burroughs-Wellcome). E. Cornillot et R. Hirt ont présenté les résultats obtenus dans le cadre des projets génome respectifs : Encephalitozoon cuniculi et Trichomonas vaginalis.
L’expression de la pathogénicité de ces deux parasites apparaît très différente. Aucun facteur de pathogénicité connu n’a été trouvé lors de l’analyse du protéome d’E. cuniculi mais la reconstitution du métabolisme et l’hypothèse " mitosome " présentent des voies de recherche intéressantes pour comprendre la biologie de cet organisme. La détermination des facteurs de pathogénicité (protéines d’attachement, cytotoxines, porines, …) parait comparativement plus simple chez T. vaginalis. G. McFadden a ensuite rappelé l’origine et la biologie de l’apicoplaste chez Plasmodium falciparum.
La volonté d’aborder la classification et la phylogénie des protistes par une approche globale (moléculaire et cellulaire) a été affirmée tant au niveau des communications scientifiques qu’au niveau des discussions. Il ressort, de cette approche méthodologique, l’idée qu’un continuum biologique marquant l’évolution des eucaryotes est encore visible de nos jours pour certains caractères taxonomiques. Les années à venir seront donc marquées par la recherche des organismes qui actuellement encore portent des caractères discriminant ou ancestraux pour la compréhension et la datation de l’origine des différents groupes biologiques actuels. Ceci se fera par la description de la structure et du cycle biologique des organismes aussi bien que par l’analyse des séquences. La phylogénie moléculaire redevient un outil descriptif parmi d’autres dont l’information peut être ou ne pas être pertinente pour la classification des protistes.
à La première session du meeting a porté sur la génomique des ciliés. Les présentations sur l’étude des spirotriches de M.M. TG Doak, S.M. Adl (Oxytricha) et W.J. Chang (Urostyla et Holosticha) ont permis de rappeler les caractéristiques du processus de fragmentation du génome observées lors de la constitution du macronoyau. Les comparaisons des gènes MAC (macro-noyau) et MIC (micronoyau) permettent de mettre en évidence la structure très perturbée des phases codantes dans le génome du micronoyau avec un morcellement (" scrambled " genes) pouvant aussi impliquer des inversions. S.M. Adl a observé que des organismes morphologiquement semblables pouvaient présenter une complexité variable au niveau génomique. T. Salcedo a montré que si le gène codant pour l’ARN organisateur de la petite sous-unité du ribosome (ssu) pouvait être un marqueur en accord avec la morphologie des ciliés, cela n’était pas le cas de la séquence de l’alpha-tubuline. Mme E. Przybos a montré à quel point il était difficile de développer des marqueurs moléculaires permettant une discrimination rapide des isolats au sein de l’espèce Paramecium jenningsi (techniques classiques vs RAPD).
E. Orias nous a rappelé que les approches de type séquençage d’EST sont une bonne alternative au séquençage complet de génome de protistes pour accéder rapidement à l’information biologique de type : composition du métabolisme et du protéome ou étude des transferts latéraux ou verticaux de gènes à travers la phylogénie (Projet Tetrahymena thermophila : 20000 – 40000 gènes attendus vs un génome de taille estimée à 200 Mpb).
à La session n°2 portait sur l’évolution des enzymes métaboliques. F. Stejskal a étudié le trajet des électrons extraits de la décarboxylation oxydatives du pyruvate en acetylCoA chez Cryptosporidium parvum. Il a rappelé l’existence d’une Pyruvate-NADP oxydoréductase (PNO) catalysant cette réaction. Les réactions suivantes seraient catalysées par une NADPH-adrénoxine oxydoréductase (deux formes existantes, une de type FNR plastidiale et une de type ADR mitochondriale) et une hydrogénase. La capacité de Tetrahymena pyriformis à stocker le soufre élémentaire au niveau cytoplasmique a ensuite été discutée par D. Searcy en rappelant l’importance des recherches actuelles autour de ce métabolisme.
S.A. Ralph nous a présenté l’outil PlasmoAP de prédiction, en ligne sur Internet, de l’adressage des protéines à l’apicoplaste. Le protéome de l’apicoplaste est estimé à 450 protéines contre 2000 à 2500 pour le chloroplaste. J.T. Harper a repris une discussion ancienne (Hannaert & coll., Mol Biol Evol (17) 2000) sur l’origine d’un Indel dans la séquence de certaines énolases pour discuter de l’origine mosaïque de cette enzyme.
à La session n°3 préfigure les discussions à venir autour de l’évolution des protistes. Mme N.M. Fast a présenté des travaux préliminaires sur la caractérisation d’une catalase chez la microsporidie Nosema locustae. Le gène a été trouvé dans le cadre du projet de séquençage complet du génome de cet organisme. Cette enzyme n’a pas été décrite chez une autre microsporidie, Encephalitozoon cuniculi, dont le génome a été récemment caractérisé (Katinka & coll., Nature, 414, 450-3, 2000).
P. Dolezal a présenté la vraisemblable origine distincte des deux enzymes malique trouvées chez Trichomonas vaginalis. J. Andersson a ensuite essayé de prendre le contre-pied des discussion sur l’origine symbiotique des gènes d’origine procaryotique dans les génome eucaryotes en présentant sa stratégie de recherche des transferts horizontaux d’ADN (LGT pour Lateral Gene Transfert).
à Les arguments développés dans la session 4 ont donc cherché à montrer l’origine mosaïque du génome nucléaire moderne d’organismes appartenant au taxon des chromalveolata (chromista + alveolata). Le groupe des dinoflagellés est intéressant car il regroupe des organismes qui semblent capables de gagner ou perdre rapidement leur plaste. J. Hackett est arrivé à une conclusion étonnante en étudiant le genre Dynophysis. Cet organisme semble avoir perdu des fonctions essentielles pour la biosynthèse de composants des centres récepteurs pour la photosynthèse et c’est à travers son alimentation essentiellement composée d’algues rouges qu’il compense cette perte. K.I. Ishida a travaillé à partir de la composition des pigments photosynthétiques et de la phylogénie fondée sur la séquence de la protéine PsbO pour mettre en évidence une origine hapophytique du chloroplaste dans un autre groupe de dinoflagellé (Karenia brevis, Gymnodiniales). D. Battacharya a repris ces résultats pour parler d’endosymbiose tertiaire et pour proposer un modèle général d’évolution à l’échelle du taxon.
Dans une session ultérieure, R. Moore reprendra cette discussion pour montrer la difficulté qu’il a à trouver un marqueur moléculaire permettant de suivre l’état de stress, puis la mort du symbiote Symbodinium (Dinoflagellé, Gymnodiniale) dont la disparition entraîne le phénomène de blanchiment du corail (coral bleeching). D’un point de vue fonctionnel, Mlle B.K. Chaal aura parlé de l’adressage des protéines au chloroplaste et C. Bailey du transporteur ABC sufB impliqué dans la biosynthèse des complexes Fer-Soufre. Enfin, P. Brown a proposé une classification du plaste chez les euglènes à partir de sa représentation 3D (avec lunette stéréoscopique!).
à La diversité biologique a été évoquée dans la session 5 à travers, premièrement, le positionnement d’organismes encore mal décrits comme ceux appartenant à l’ordre des dicyemides (T. Noto), les pathogènes d’insecte du genre Helicosporum (A. Tartar, transféré dans la classe des Trebouxiophyceae (algues vertes)) ou les parasites de crustacés du groupe de Ellobiopsidae (J.D. Silberman les rapproche des alveolata). La deuxième démarche consiste à reprendre la classification globale (souvent à partir de critères biologiques) d’un groupe d’organismes en cherchant à l’enraciner dans l’évolution.
Les protistes des genres Perkinsus et Oxyhrris ont ainsi été décrits comme des ancêtres des dinoflagellés par J. Saldarriaga. Une discussion très originale a été proposée par J. Lukes sur l’évolution de l’ADN du kinétoplaste. Il a montré avec une remarquable iconographie (électronique et épifluorescence) comment cet ADN peut avoir évolué d’une forme surenroulée à un réseau de minicercles concaténés. P. Keeling nous a présenté Streblomastix strix (Ordre des Oxymonadida) qui semble cultiver des bactéries vraisemblablement chimiolithotrophes à sa surface pour se nourrir, reproduisant ainsi un phénomène déjà décrit chez des eucaryotes supérieurs.
àLes deux dernières sessions de ce meeting ont porté sur la phylogénie et en particulier la phylogénie moléculaire appliquée à la classification à l’échelle des grands groupes de protistes. Plusieurs intervenants ont cherché à définir la super-classe des Excavata qui regroupe les organismes présentant un cytopharynx. A.G.B. Simpson a poursuivi la description de J. Lukes en ajoutant des informations structurales et de phylogénie moléculaire et en posant la question : manquons-nous d’échantillons biologiques ? Sa conclusion serait que l’arbre des kinetoplastidae est fiable, mais son enracinement dans les euglenozoa semble poser problème.
B.F. Lang a rappelé que le projet de séquençage des ADN mitochondriaux avait permis d’accéder à l’information complète pour trois Jakobides (70 à 100 kpb). Les résultats présentés confirment l’idée d’une origine unique de la mitochondrie qui serait ancrée dans l’évolution des alpha-protéobactéries. L’idée de T. Cavalier-Smith est de dire que cette super-classse permet de rassembler toutes les familles d’organismes des Loukozoa (Jokobides + anaeromonade) jusqu’au Metamonada et Parabasalia. Ces deux dernières (dénomé archézoa) caractérisent des organismes anaérobies marquant l’étape ultime de l’évolution d’un transfert unique du chloroplaste d’une algue verte ayant eu lieu à l’origine des Cabozoa (Excavata + Rhizaria). A.J. Rogers va clore cette discussion en utilisant la phylogénie moléculaire fondée sur les gènes ssu, lsu, alpha- et beta-tubuline, validant ainsi l’existence de cette super-classe des Excavata. Les autres groupes de protistes abordés ont été les amibes (E. Bapteste autour de l’hypothèse Conozoa), les cercozoaires (D. Bass), les foraminifères (D. Ponget) et les microsporidies avec les présentations de Y. Inagaki (problème d’attraction des longues branches) et A.M.V. Brown. Cette dernière a fait une étude phylogénétique globale fondée sur 4 gènes (ssu, lsu, ef1a et rpb1). L’arbre obtenu par l’analyse des séquences ou par celle des gaps dans les alignements (par parcimonie) donne les mêmes résultats.
Mlle A. Stechmann a fait une présentation remarquée en étudiant l’organisation du groupe de gènes dhfr-ts à travers les organismes vivants. Elle montre que la fusion de ces gènes décrite chez les plantes est en fait un phénomène qui date de l’origine des protistes, les séparant ainsi des opistokontes (animaux et champignons) ainsi que des amibes. D. Moreira propose de chercher les chaînons manquant de l’évolution dans les environnements extrêmes comme les sources chaudes du fond des océans. Il montre une forte présence et une très grande diversité des alveolata.
Les affiches présentées ont repris les différents termes du débat. Plusieurs travaux ont insisté sur l’intérêt de la méthode bayesienne de construction des arbres phylogénétiques. Enfin, les résultats de M.F. Liaud sur les diatomées semblent montrer qu’une évolution vers une compartimentation de la glycolyse dans la mitochondrie peut être une des caractéristiques de ce genre.
"Amitochondriate protozoan genome
sequencing projects : Entamoeba histolytica,
Trichomonas vaginalis,
Giardia
lamblia" (Hinxton, UK) 20 au 21 Mai 2002
C’est dans le cadre très agréable (et très anglais…) du " Wellcome Trust Genome Campus " à Hinxton près de Cambridge (UK), qui héberge notamment les laboratoires du Sanger Centre et de l’EBI, que s’est déroulée cette Réunion.
Au cours de ces deux jours, les différents intervenants se sont notamment attachés à présenter l’état d’avancement des différents projets de séquençage de ces parasites. Les 12,3 Mpb des cinq chromosomes du génome de G. lamblia ont été séquencées à 98,3% à raison de 7,1 équivalents-génome selon une stratégie shotgun (Mitchell Sogin, Marine Biological Laboratory, Woods Hole). Les résultats du séquençage et de l’annotation sont disponibles sur le serveur de ce laboratoire (www.mbl.edu/giardia). Le génome d’E. histolytica est, quant à lui, séquencé conjointement par le TIGR (intervention de Brendan Loftus) et le Sanger Centre (Neil Hall). La fin de l’assemblage, rendu extrêmement difficile par la présence de très nombreuses répétitions, est cependant espérée pour l’automne 2002. L’autre particularité de ce génome est sa très grande richesse en ARNt : 3000 gènes ont été identifiés (20% du génome), soit six fois plus que pour Arabidopsis thaliana et l’homme ! Jane Carlton (TIGR) a, pour sa part, annoncé le démarrage du séquençage, selon une stratégie shotgun, des six chromosomes (16 Mpb) de Trichomonas vaginalis pour octobre 2002 sur deux ans. Enfin, Christian Vivarès (LBP, Clermont-Ferrand) a présenté les résultats du génome d’Encephalitozoon cuniculi, autre parasite amitochondrial, premier génome séquencé d’un parasite eucaryote.
L’environnement bioinformatique associé aux projets de séquençage, en particulier les bases de données, a fait également l’objet de nombreuses discussions. Sara Melville (Université de Cambridge) a ainsi présenté l’environnement d’interrogation des données du génome de Trypanosoma brucei : TRYPANOFAN ; et Matt Berriman (Sanger Centre) a décrit l’environnement GeneDB et le vocabulaire de description des produits des gènes, " gene ontology ". Cependant, l’essentiel de ces discussions a concerné l’obtention de bases de données correctement annotées et non redondantes (par qui, comment, évolution).
Différentes interventions ont abordé l’analyse fonctionnelle de ces parasites en soulignant plus particulièrement les différentes techniques utilisées ou en cours de mise au point sur ces parasites amitochondriaux. Ont notamment été présentées :
- l’étude de la différenciation de G. lamblia par protéomique 2D et transcriptomique (SAGE) (David Reiner, University of California, San Diego) ;
- la mise au point, pour E. histolytica, de différents outils de génétique moléculaire (transfection, KO, promoteur inductible, gènes rapporteurs.., Barbara Mann et William Petri, University of Virginia), de microarrays (Upinder Singh, Stanford University) ainsi que les outils de protéomique ayant permis l’étude de la phagocytose (Tomoyoshi Nozaki, Tokyo) ;
- la mise au point, pour T. vaginalis, de méthodes d’analyse d’EST (Robert Hirt, Natural History Museum, Londres) et de transfection (Patricia Johnson, University of California, Los Angeles) ;
- le démarrage de l’analyse protéomique par électrophorèse 2D d’E. cuniculi au sein de notre laboratoire.
Enfin, des problèmes de biologie plus généraux ont été abordés, en particulier la variation antigénique chez G. lamblia (Theodore Nash, Bethseda), la génomique comparative chez E. histolytica (E. histolytica / E. dispar, Egbert Tannich, Bernhard Nocht Institute), les bases moléculaires de la virulence et de la pathogénicité chez T. vaginalis (John Alderete, University of Texas), et enfin (et bien évidemment !) les gènes mitochondriaux (Graham Clark, Londres) et l’évolution des eucaryotes (John Samuelson, Harvard).
Auteur : Isabelle PEUVEL
Lab. Biologie des Protistes (éq. Parasitologie moléculaire
et cellulaire), UMR CNRS 6023, Univ. B. Pascal, Clermont-Ferrand. (Dir.
Thèse : C. Vivarès) Date : 14 Juin 2002
Titre : Les
proteines du tube polaire chez Encephalitozoon spp. : caractérisation,
polymorphisme et étude des interactions protéiques
L’originalité des microsporidies , parasites intracellulaires obligatoires, réside dans leur mécanisme d’invasion faisant intervenir une structure particulière, maintenue enroulée à l’intérieur de la spore, le tube polaire. Sous l’influence de divers stimuli, ce tube polaire va brutalement se dévaginer et permettre le transfert du sporoplasme, contenu infectieux de la spore, dans le cytoplasme d’une cellule-hôte. Deux protéines constitutives de ce tube polaire ont été cdécrités au sein du genre Encephalitozoon, PTP1 qui a été caractrisée dans les trois espèces du genre, E. cuniculi, E. intestinalis et E. hellem, et PTP2 qui n’a été identifiée que chez E. cuniculi et E. intestinalis. Afin d’améliorer notre connaissnce de cette structure unique, nous avons caractérisé la protéine PTP2 chez E. hellem. Nous avons pu montrer que l’organisation en " cluster " des gènes ptp1 et ptp était conservée entre les différentes espèces du genre Encephalitozoon. Le criblage immunologique d’une banque d’ADNc nous a permis d’identifier une nouvelle protéine du tube polaire chez E. cuniculi, PTP3, d’une masse moléculaire de 150 kDa en SDS-PAGE. Cette protéine ne présente aucune similarité avec les deux PTP connues. Les gènes ptp ont ensuite été étudiés par RT-PCR et RACE-PCR afin d’évaluer leur expression au cours du cycle de développeemnt intracellulaire et d’apporter des informations concernant les sites d’initiation et de terminaison de la transcription, aucune donnée concernant ces mécanismes n’étant disponible chez les microsporidies. La visualisation du polymorphisme intraspécifique d’une de ces protéines, PTP1, chez E. cuniculi et E. hellem a conduit à l’élaboration d’une stratégie permettant, lors des études épidémiologiques, la classification rapide des différents isolats en souches distinctes. Enfin, des techniques de double-hybride et vross-linking ont été mises en œuvre pour aborder l’architecture du tube polaire et l’étude des interactions protéines-protéines assurant la stabilité de cette structure qui présente des propriétés de rigidité mais aussi de flexibilité.
Peuvel I, Delbac F, Méténier G, Peyret P, Vivarès CP, 2000: Polymorphism of the gene encoding a major polar tube protein PTP1 in two microsporidia of the genus Encephalitozoon. Parasitology. 121:581-7.
Delbac F, Peuvel I, Méténier G, Peyretaillade E, Vivarès CP, 2001: Microsporidian invasion apparatus: identification of a novel polar tube protein and evidence for clustering of ptp1 and ptp2 genes in three Encephalitozoon species. Infecion and Immunit., 69:1016-24.
Peuvel I, Peyret P, Méténier G, Vivarès
CP, Delbac F, 2002 : The microsporidian polar tube: evidence for a third
polar tube protein (PTP3) in Encephalitozoon cuniculi.
Molecular
and Biochemical Parasitoogy., 122:69-80.
Auteur : Franck BERTHE
Lab. de Génétique et Pathologie, IFREMER, La Tremblade
et lab. Biologie des Protistes (éq. Parasitologie moléculaire
et cellulaire), UMR CNRS 6023, Univ. B. Pascal, Clermont-Ferrand. (Dir.
Thèse : C. Vivarès) Date : 17 Mai 2002
Titre : Taxinomie et épidémiologie moléculaires du parasite Marteilia refringens Grizel et al., 1974 : intérêt pour la gestion du risque sanitaire en conchyliculture (17 Mai 2002)
Les maladies infectieuses constituent un point de blocage majeur au développement et à la pérennité des élevages de mollusques. Le modèle huître plate , Ostrea edulis et son parasite M. refringens nous ont permis d’aborder la prévention du transfert des maladies depuis leur zone d’occurrence endémique vers des zones indemnes, par le développement et la mise au point d’outils de diagnostic spécifiques, sensibles et fiables. Les séquences obtenues du gène codant pour la petite sous-unité ribosomique ont permis de clarifier la phylogénie et la taxinomie de M. refringens, jusqu’alors contraintes par les limites inhérentes à l’exploration en microscopie. Nous avons montré les implications pratiques de la taxinomie et plaidé pour une attitude pragmatique dans une démarche polyphasique, associant données moléculaires à des considérations de pathologie et d’épidémiologie. Cette approche nous a amené à proposer une distinction entre M. refringens, parasite de l’huître plate, O.edulis, de M. maurini, parasite de la moule, Mytilus edulis et Mytilus galloprovincialis. Un schéma conceptuel du flux génique entre ces deux espèces en cours de spéciation alloxénique est proposé qui devrait permettre de clarifier le rôle de la moule dans la propagation de la marteiliose à M. refringens.
Berthe F.C.J., M. Pernas, M. Zzerabib, P. Faffner, A. Thebault, A. Figueras (1998) Experimental transmission of Marteilia refringens with special considerations for its life cycle. Diseases of Aquatic Organisms, 34: 135-44.
Berthe F.C.J, F. Le Roux, E. Peyretaillade, P. Peyret, D. Rodriguez, M. Gouy, C.P. Vivarès (1999) The existence of the phylum Paramyxea Desportes and Perkins, 1990 is validated by the phylogentic analysis of the Marteilia refringens small subunit ribosomal RNA. Journal of Eukaryotic Microbiology 47: 288-293.
Le Roux F., C. Audemard,, A. Barnaud, F.C.J. Berthe (1999) DNA probes as potential tools for the detection of Marteilia refringens. Marine Biotechnology 1:588-597.
Zrncic S., Le Roux F., Oraic D, F. Berthe (2001) First record of Marteilia sp. in mussels, Mytilus galloprovincialis in Croatia. Diseases of Aquatic Organisms 44:143-148.
Le Roux F., G. Lorenzo, Peyret P., C. Audemard, A. Figueras,
C. Vivarès, M. Gouy, F. Berthe (2001) Molecular evidence
for the existence of two species of Marteilia in Europe.
Journal
of Eukaryotic Microbiology 48:449-454.
Auteur : Marie DIOGON
Lab. : Biologie des Protistes (éq. Cytosquelette, morphogenèse
et phylogénie des protistes), UMR CNRS 6023, Univ. B. Pascal, Clermont-Ferrand.
(Dir. Thèse : B. Viguès) Date : 7 Février 2002
Titre : Contribution à l’étude du cytosquelette et de son rôle dans la morphogenèse corticale chez les Ciliés Paramecium et Tetrahymena
Le cortex de nombreux protozoaires Ciliés renferme un squelette membranaire complexe dont l'élément majeur est l'épiplasme, localisé sous la membrane alvéolaire interne. Le travail présenté dans ce mémoire est une contribution à l'étude des constituants protéiques du squelette membranaire et de leur rôle dans la morphogenèse corticale chez les deux Ciliés Tetrahymena et Paramecium.
La première partie de notre étude porte sur la caractérisation de composants non-épiplasmiques chez Tetrrahymena , i.e., les centrines (membres de la famille des protéines EF-Hand liant le calcium) et les antigènes E6 (protéines péricinétosomiennes). Nous montrons une réorganisation des structures impliquant ces protéines lors de la stomatogenèse, en particulier lors du processus de transformation microstome-macrostome chez T. paravorax.
Dans une seconde partie, nous avons réalisé des tests immunologiques avec différents anticorps monoclonaux dirigés contre les protéines du squelette membranaire des deux Ciliés T. pyriformis et P. tetraurelia. Les résultats suggèrent l'existence de protéines communes au squelette membranaire des deux Ciliés. Notamment, nous montrons des parentés antigéniques entre les protéines péricinétosomiennes de Tetrahymena (antigènes E6) et certaines protéines épiplasmiques de Paramecium. Deux gènes homologues codant pour des protéines épiplasmiques de P. tetraurelia ont été clonés et séquencés. Les deux protéines sont caractérisées par la répétition de deux motifs QXVV et QPVQ et ne présentent aucune homologie avec les séquences répertoriées dans les banques de données.
Diogon M., Henou C., Ravet V., Bouchard P., Vigues
B. (2001) Evidence for regional differences in the dynamics of centrin
cytoskeletal structures in the polymorphic hymenostome ciliate Tetrahymena
paravorax. European Journal of Protistology 37: 223-31.
Le monde des parasites : défis et cibles
4ème Biennale de PARASITOLOGIE &
41ème Réunion du Groupement des Protistologues de Langue Française
25- 28 Mars 2003 - Clermont-Ferrand
UNIVERSITE BLAISE PASCAL - Maison de la Recherche
Organisation : Laboratoire de Biologie des Protistes UMR CNRS 6023, UBP Clermont-Ferrand
Avec le concours du GDR CNRS Parasitologie
et du Réseau génomique
et génétique des protozoaires parasites
PROGRAMME PRELIMINAIRE
Mardi 25 mars:
09h00-10h30: Accueil des congressistes. Installation
des affiches.
10h30 : Bienvenue et introduction
11h00-12h45: Session Relations
hôte-parasite
11h00-11h45 : Conférence:
Claude COMBES, CRETM, Univ. Perpignan
11h45-12h45 : Communications : 3 de 20 min
12h15-14h00 : Déjeuner
09h00-13h00: Session Génomique
comparative
09h00-09h45: Conférence
: Andy P. WATERS, Univ. Leiden, NL
09h45-10h25: Communications : 2 de 20 min
10h25-10h55: Pause
café/thé/ Visite des affiches
10h55-12h15: Communications : 5 de 20 min
12h15-14h00: Déjeuner
09h00-13h00: Session Biologie
cellulaire
09h00: Conférence : Dominique
SOLDATI, Imperial College, London, UK
09h45-10h45: Communications : 3 de 20 min
10h45-11h15: Pause
café/thé/ Visite des affiches
11h15-12h15: Session Protéomique
Communications : 3 de 20 min
12h15-14h15: Déjeuner
14h15 -15h55: Session Contrôle génétique et signalisation
Communications : 6 de 20 min.
15h55-16h30: Pause café/thé/ Visite des affiches
16h30-17h10: Communications : 2 de 20 min
17h10 -18h30: Session Stratégies vaccinales
Communications : 4 de 20 min
18h30-19h30: Session Cibles thérapeutiques
Communications: 3 de 20 min
Vendredi 28 mars:
09h00-10h20: Session
Evolution et phylogénie
Communications: 4 de 20 min
10h20-10h45: Pause café/thé/Visite
des affiches
10h45-11h45: Assemblée
générale du GPLF
11h45-13h00: Déjeuner
Le monde des parasites : défis et cibles
4ème Biennale de PARASITOLOGIE &
41ème Réunion du Groupement des Protistologues de Langue Française
25-28 Mars 2003 - Clermont-Ferrand
UNIVERSITE BLAISE PASCAL - Maison de la Recherche
FICHE D’INSCRIPTION
avant le 5 Mars 2003
A ENVOYER A GPLF, B. Chebance, Bâtiment Biologie A,
Université Blaise Pascal, Les Cézeaux, 63177 AUBIERE CEDEX ;
Mel : gplf@univ-bpclermont.fr ou christian.vivares@univ-bpclermont.fr
NOM : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . rMr rMme
Titre : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . .
Doctorant : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . .
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Code Postal : . . . . . . . . . . . . . . Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Téléphone : . . . . . . . . . . . . . . Fax : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Titre de la communication : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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r Communication orale
r Communication sur panneau
FRAIS d’INSCRIPTION (couvrant accès au congrès, livre des résumés, pauses café/thé, repas de midi, repas convivial) :
Membre GPLF:
95 €
Non membre:
110€
Doctorants, post-doctorants:
65 €
Chèques, bons de commande à l’ordre de GPLF (CCP 458-65K)
Le Congrès se déroulant en Centre ville
(rue Ledru), il est recommandé de réserver les chambres d’hôtels
dans ce quartier et à l’avance, Clermont-Ferrand accueillant de
nombreuses manifestations. L’hôtel Kyriad**, 51 rue Bonnabaud (04.73.93.59.69)
offre un bon rapport qualité/prix.
| Tapez votre résumé en respectant le modèle
ci-dessous et la taille du cadre
(largeur : 17cm x hauteur 10,5 cm) [Word 7.0 sous Windows 95 si possible] TITRE (Times, corps 12, majuscules, gras). AUTEURS : (Times, corps 11, majuscules) NOM Initiale prénom Adresse :(Times, corps 10, minuscules) Texte : (Times, corps 12) |
| LE PARASITISME
EST UN CURIEUX MODE DE VIE
LAVERAN A.& BRUMPT E.* * Institut Pasteur, 25 rue du Docteur Roux 75 Paris *Lab. Parasitologie, Université de Paris, rue de l’Ecole de Médecine, 75 Paris. Pour l'espèce
humaine, le parasitisme se traduit souvent par une pathologie pouvant toucher
différents organes……
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