GPLF-INFOS 16
Décembre 2004 - Janvier 2005

Groupement des Protistologues de Langue Française

Siège social : Laboratoire de Biologie des Protistes,

Complexe Scientifique des Cézeaux.

Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand,

63177 AUBIERE Cedex, France

Site Web : http://www.univ-bpclermont.fr/ASSOC/gplf/

Contacts: genevieve.bricheux@univ-bpclermont.fr, desporte@mnhn.fr

anne.fleury@bc4.u-psud.fr , grellier@mnhn.fr

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Editorial

l'Assemblée générale

(12 mai 2004, Montpellier)

 

Réunion du Bureau (28 Juin 2004,

Muséum, Paris)

Actualisation

du site internet

Nouveaux membres

du GPLF

Soutenance

de thèse

Fédération Réaumur des sciences

de la vie (FRSV)

Annonce et Compte-rendu

de Congrès


- EDITORIAL -

* La participation au 42ème congrès GPLF aura été ressentie comme un privilège par tous ceux présents à cette manifestation organisée du 12 au 14 Mai à Montpellier par Patrick BASTIEN et l'équipe " Biologie Moléculaire et Génome des Protozoaires parasites ". Le programme particulièrement dense comportait 53 conférences et communications dont 13 affiches. Les protistes furent abordés en tant que modèles des approches thématiques développées par les intervenants au nombre desquels les nombreux conférenciers invités : Jeremy MOTTRAM, Gordon LANGSLEY, Christian DOERIG (Cycle cellulaire et transduction du signal), Martin GOROVSKY, Eric MEYER (Génétique inverse et RNA interférence), Karine LE ROCH, Marc OUELLETTE (Transcriptome-protéome), Michael MELKONIAN, Wallace MARSHALL (Cils et flagelles), Michel TIBAYRENC (Relations hôte-parasite), Jean Baptiste SIBARITA, Francisco IBORRA, Marc TRAMIER, Catherine TARDIN, Michael GINGER, Marek CYRKLAFF, Stuart RALPH (Imagerie-Protistes). Les données présentées concernaient les protistes libres (ciliés, flagellés, Chlamydomonas) ou parasites (plasmodies, Theileiria, leishmanies, trypanosomes, microsporidies), ouverture perçue comme très positive par les collègues de centres de recherches européens (Allemagne, Belgique, France, Grande Bretagne), tunisiens et nord américains (Canada, Etats-Unis).

Le GPLF souhaite que ses réunions annuelles offrent aux thésards l'opportunité de présenter leurs recherches devant un auditoire à la fois spécialisé et diversifié. Cet objectif fut à nouveau atteint et le nombre des participants (120) comme les demandes d'adhésion témoignent de l'intérêt conféré au groupement par cet excellent congrès. Enfin, la qualité et le cadre raffiné des repas ainsi que le banquet avec l'apéritif servi sur la plage sous les feux du soleil couchant ont été l'occasion d'apprécier toute la convivialité du comité d'organisation ainsi que le charme du littoral Languedocien.

Dopés par cet évènement, les collègues de l'Université d'Orsay prennent en charge l'organisation du 43ème congrès qui se tiendra en région parisienne, à Dourdan du 16 au 18 mai 2005.

L’actualisation du site internet du GPLF est en cours de réalisation. Afin de mettre à jour la liste des laboratoires à laquelle sera jointe celle des membres du Groupement, vous êtes invités à remplir le formulaire inclus dans ce bulletin.

Je conclus cet éditorial par mes vifs remerciements à Philippe GRELLIER et Joseph SCHREVEL pour leur accueil au laboratoire de Biologie Parasitaire du Muséum National d'Histoire Naturelle, site particulièrement propice à l'implantation de l'antenne parisienne du GPLF

Isabelle DESPORTES

- Compte-Rendu de l'Assemblée générale -

- (12 mai 2004, Montpellier) -

 

- Compte-Rendu de la Réunion du Bureau -

- (28 Juin 2004, Muséum, Paris) -

- ACTUALISATION DU SITE INTERNET -


Le regroupement avec la fédération Réaumur et la mise en place d'un portail commun nécessite la mise à jour de notre site. Il s'agit notamment de la liste des formations de recherches établie en 2000. Depuis des changements sont survenus qui doivent être pris en compte (disparition ou création d'équipes). A cette fin, il vous est demandé de bien vouloir compléter les rubriques suivantes :

........1- ACTUALISATION DU SITE

Rubrique 1.
Intitulé du labo (lien avec site éventuel du labo)
Thèmes
Espèces utilisées
Techniques maîtrisées
Personne à contacter

Rubrique 2:
Liste des membres et adresses mails.
Nous proposons également de donner la liste de tous les membres cotisants (nom, prénom et seule adresse e-mail). De telles listes sont diffusées sur les sites de la "Society of Protozoologists" et de la "Société Française de Parasitologie". Elles présentent l'avantage de prendre en compte les membres honoraires. Etes vous d'accord ?
 
........2. CHANGEMENT DE NOM DU GROUPEMENT.
Des remarques formulées ici ou là suggèrent de modifier l'intitulé du groupement, mal perçu par les nouveaux. "Société Francophone de Protistologie" serait moins lourd que "Groupement des Protistologues de Langue Française". Le sigle SFP étant peu spécifique (Société Française de Parasitologie, Société Française de Physique, SF de production etc.), d'autres noms pourraient être proposés (Groupement des protistologues francophones ?). La notion de francophonie est à maintenir pour diverses raisons historiques et politiques. Etes vous pour ou contre un changement de nom du groupement ? Quel autre nom proposeriez vous éventuellement ? Le débat est ouvert. Bien évidemment, la décision ne pourra être adoptée qu'après consultation de l'ensemble des membres à jour ou non de leur cotisation (mais à jour ce serait mieux…note du trésorier..)

Veuillez faire parvenir ces renseignements à gplf@univ-bpclermont.fr ou/et desporte@mnhn.fr

- NOUVEAUX MEMBRES DU GPLF -

Sébastien CHARNEAUX et Mathieu GISSOT ont tous les 2 obtenu une bourse du GPLF pour participer au congrès et présenter leurs travaux.

- Le point sur la Fédération Réaumur -

- des sciences de la vie (FRSV) -

1. Réunion du Conseil d’Administration, le 29 juin 2004, à l’Institut Curie, Paris

La localisation future du bureau, le recouvrement des cotisations destinées à la création du portail commun, les élections au Comité national du CNRS et les activités à venir de la Fédération furent les principaux points débattus.

Présents : Daniel Thomas (Président), May Mobayed-Penrad, Jean Salamero, Christophe Lamaze, François Darchen, Thierry Galli, Isabelle Desportes, Jean-Antoine Lepesant, Sergio Marco, Alain Nicolas, Anne Schmidt.

2. Réunion des trésoriers des Sociétés le 5 Novembre 2004 à l’ Université Pierre et Marie Curie.

Etaient présents les trésoriers des SFµ, SBCF, CEE, SG, SFBD et du GPLF (Geneviève BRICHEUX)

Annexe 1

 
Membres 2004
Cotisations 2004
Cotisations 2005
SFµ
230
690
1150
SFBD
181
543
905
SBCF
200
600
1000

SG

167
501
835
CEE
130
390
650
GPLF
72
216
360

SLR

***
***
***
Total
980
2940
4900

Annexe 2

 
Secrétariat payé 2004
Secrétariat à payer 2004
Secrétariat différence 2004
ETP 2004
Secrétariat estimation 2005
Secrétariat à payer au 01-01-05
ETP 2005
SFµ
20000
15000
-5000
15.0
45000
15000
45.0
SFBD
1000
1000
0
1.0
4000
2000
4.0
SBCF
20000
28000
8000
28.0
35000
18000
35.0

SG

0
2000
2000
2.0
2000
2000
2.0
CEE
0
0
0
0.0
3000
3000
3.0
GPLF
0
0
0
0.0
0
0
0.0

SLR

0
0
2500
2.5
0
0
0.0
Total
41000
48500
5000
48.5
8900
40000
89.0

reste 3ETP

3. Réunion du conseil d’administration, le 23 Novembre 2004

Anne Fleury représentait le GPLF

La dernière réunion du bureau de la Fédération Réaumur s'est tenue le 23 Novembre à l'Institut Curie. Les principaux sujets évoqués ont été les suivants:

- Annonce et Compte-rendu de Congrès -

12th International Congress of Protozoology, 11-16 July 2005, Canton (Guangchou), Chine.

Emergent Pathogens in the 21st Century: First United Workshop on Microsporidia from Invertebrates and Vertebrate Hosts. NATO Advanced research Workshop, Ceské Budéjovice, République Tchèque, 12-15 Juillet 2004. Organisateur principal : Oleg DITRICH, Institute of Parasitology

Ce congrès fut le premier à réunir les spécialistes des microsporidies d'invertébrés (myxosporidies, nématodes, mollusques, insectes, crustacés) et de vertébrés (poissons, oiseaux, mammifères). Cette démarche est motivée par les infections plus ou moins graves dont les microsporidies d'invertébrés sont la cause chez l'homme. L'organisation du congrès à Ceske Budejovice atteste du dynamisme des parasitologistes Tchèques parmi lesquels nos collègues francophones Jiri LOM, Jiri VAVRA, Jaroslaw WEISER dont les recherches sont poursuivies activement par une nouvelle génération d'investigateurs. Les 70 participants furent chaleureusement accueillis par les organisateurs locaux : Oleg DITRICH, Jiri SALAT (Secrétaire du congrès), Iva DYKOVA, Jiri VAVRA, Jan KOPECKY assistés d’étudiants de l’Université de Bohème du Sud.

L’émergence des microsporidies en pathologie humaine, leurs réservoirs animaux (vertébrés et invertébrés), leur détection et les cibles thérapeutiques furent les aspects traités par Ann CALI et PeterTAKVORIAN, (Rutgers University, Newark), Elizabeth DIDIER (Tulane National Primate Research Center, New Orleans), Marc THELLIER (Inserm U511, Paris), Zuzana KUCEROVA et Govinda. VISVESVARA (CDC, Atlanta), Louis WEISS (Albert Einstein College of Medicine, Bronx, New York), La biologie moléculaire confirme le passage d'espèces parasites d’invertébrés à des hôtes homéothermes (cas de Brachiola algerae, microsporidie d’anophèles, qui a causé quelques cas d’infection oculaire, cutanée ou musculaire chez l'homme).
Le développement des microsporidies de diptères hématophages et leur capacité à se développer chez différents groupes d’hôtes furent traités par les spécialistes renommés de ces parasitoses :Théodore ANDREADIS (Connecticut Agricultural Experimental Station, New Haven) et James BECNEL (Center for Medical, Agricultural and Veterinary Entomology of Gainsville, Floride). Les exposés de ces conférenciers et d’autres intervenants attestent de la diversité des stratégies mises en œuvre par les microsporidies pour passer d’un hôte à l’autre.
Le passage au copépode (transfert horizontal) est la solution adoptée par les microsporidies de moustiques lorsque ces derniers disparaissent en période de gel ou de dessèchement du milieu. Ce changement d'hôte, nécessité par la faible résistance des spores à la dessication, s'accompagne de modifications dans le développement et la morphologie des spores. Le polymorphisme sporal est observé chez un nombre croissant d’espèces, notamment chez celles parasites d’insectes sociaux (cas de Thelohania solenopsae parasite de la fourmi Solenopsis invicta rapporté par Yuliya SOKOLOVA, Department of Entomology, Louisiana State University).
La transmission verticale (transovarienne), stratégie courante chez des espèces parasites d'invertébrés (diptères hématophages, amphipodes, limaces, nématodes, bryozoaires) a plusieurs conséquences :
- 1-. Sur le plan épidémiologique, elle favorise l’ancrage de l’espèce dans son hôte comme l’indiquent les données relatives aux infections microsporidiennes d’un amphipode du littoral Nord Américain (Crangonix pseudogracilis) qui a envahi les côtes européennes. Des différentes espèces parasites de cet amphipode, seule celle à transmission verticale (Fibrilllanosema crangonycis) s’est maintenue chez son hôte en Europe (Jolene GALBREATH, University of Leeds, UK).
- 2-. La transmission verticale aurait contribué au caractère singulier de l'évolution du phylum Microspora qui est marquée par la perte de fonctions et la réduction corrélative du génôme. L'association permanente entre le parasite et l'hôte a favorisé la cospéciation avec sélection et élimination de gènes parasitaires (Judith SMITH, University of Leeds, UK). L'analyse comparée des séquences de gènes des espèces Antonospora locustae (12% des gènes séquencés) et Encephalitozoon cuniculi (génome complet), respectivement parasites d'orthoptères et de mammifères, révèle leur similitude (réduction et compaction) et des différences : la présence chez A. locustae de deux gènes mitochondriaux absents chez E. cuniculi ainsi que l'acquisition de gènes codant pour deux protéines impliquées dans la protection de la spore : une catalase d'origine bactérienne (transfert latéral) et une photolyase. Ces acquisitions considérées comme récentes suggèrent que les microsporidies prélèvent les gènes d’autres organismes pour se protéger de dommages causés par l’environnement (Patrick KEELING, University of British Columbia, Vancouver).

Autres informations intéressantes:

La détection chez des pigeons de parcs madrilènes de l'espèce Enterocytozoon bieneusi, cause d'entérite chez l'homme et retrouvée chez divers mammifères domestiques et sauvages (Carmen DEL AGUILA, Madrid).

La prévalence de la microsporidiose intestinale chez les enfants en Ouganda : Enterocytozoon bieneusi a été détecté par PCR chez 17% des enfants âgés de 3 à 36 mois avec une différence marquée entre ceux infectés par le VIH et ceux qui ne l’étaient pas (77% versus 6,6%) (Saul TZIPORI, Tufts University School of Veterinary Medicine, Boston).

Le blocage exercé par les inhibiteurs de protéase du VIH (ritonavir, lopinavir, saquinavir) sur le développement in vitro d’Encephalitozoon intestinalis (Jean MENOTTI, Hôpital St Louis, Paris).

La décharge de catalase et d'acyl-CoA oxidase lors de l'éversion du tube polaire suggère que la vacuole postérieure de la spore est un peroxysome. "Le comportement de la vacuole postérieure serait comparable à celui de la vacuole peroxysomale des spores de levures" (Ann FINDLEY, University of Louisiana).

L’effet de subtances biologiquement actives sur des abeilles infectées par Nosema apis. Les solutions sucrées, additionnées d’extraits végétaux (Echinacea purpurea et Galega officinalis) confèrent une résistance meilleure à la nosématose que celles contenant des macérats d’insectes (G. melonella, A. mellifera) (Tatiana YEMIFENKO, P.I. PROKOPOVYTCH, Institute of Agriculture Research, Kiev, Ukraine)

Une adaptation méthodologique (Miroslav HYLIS, Department of Parasitology, Charles University, Prague) : L’extraction de l’ADN de microsporidies fixées au méthanol et colorées au Giemsa. Les plus anciennes lames testées ont été préparées en 1942 (collection J. Weiser). La possibilité d'appliquer les méthodes de la biologie moléculaire à l'étude de préparations archivées dans des collections est prometteuse pour la taxonomie et la phylogénie (validation des espèces, comparaison d'espèces avec l'espèce type).

Les textes des conférences seront publiés dans Folia Protozoologica. Diverses informations et les clichés pris pendant les sessions et à l’occasion des différentes manifestations du congrès sont diffusés sur le site :

http://www.paru.cas.cz/microsporidiaworkshop .

- Soutenance de thèse -

Tatiana VOZA
Equipe Parasitologie Comparée et Modèles Expérimentaux, USM 307, Département Ecologie et Gestion de la Biodiversité, Muséum National d’Histoire Naturelle, CP 52, 61 rue Buffon, 75231 Paris cedex 5.
Directeurs de Thèse : Irène LANDAU et Georges SNOUNOU
Date : 8 décembre 2004

« Co-infection et neuropaludisme dans un modèle murin »

Utilisant le modèle murin de neuropaludisme induit par Plasmodium berghei ANKA (PbA), ce travail de thèse consiste en l’observation puis l’étude des interactions et des mécanismes intervenant sur l’infection palustre lors de co-infections. Nos résultats montrent une influence importante des combinaisons d’espèces sur la pathologie induite par l’infection. En effet, si le développement de symptômes neuropaludiques n’est pas affecté par la présence de certaines espèces, l’inoculation de P. y. yoelii, en revanche, confère une protection totale contre la pathologie cérébrale de PbA. La migration et la séquestration de lymphocytes T CD8+ dans le cerveau, démontrées comme cruciales dans la pathogenèse du neuropaludisme, sont abolies chez ces souris co-infectées protégées.
L’utilisation d’un clone fluorescent de PbA nous a permis de déterminer la dynamique des différentes espèces au cours des infections mixtes et d’associer la protection spécifique contre le neuropaludisme à une suppression de PbA par P. y. yoelii. Des expériences d’infections décalées révèlent une persistance de la protection bien après la résolution de l’infection par l’espèce protectrice et suggèrent des mécanismes de protection différents selon le moment d’inoculation des deux parasites. Enfin, l’étude du phénotype histologique des souris, et en particulier leur réponse hématopoïétique hépatique, souligne le profil « yoelii » des animaux co-infectés par PbA et P. y. yoelii. L’ensemble des résultats de ce travail démontre l’importance des infections mixtes sur la modulation de la pathologie du paludisme et suggère une nécessité de l’étude des interactions entre les Plasmodium de l’homme.